La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".
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Des garde-côtes espagnols donnent des instructions après avoir intercepté un bateau de clandestins au large de l'île de Tenerife.
4 novembre 2009 – Alors que le nombre de migrants dans le monde ne cesse d'augmenter, il est plus que jamais important que les Etats garantissent leurs droits, a déclaré mercredi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'un forum sur la migration et le développement à Athènes.
« N'oublions jamais qu'à la fin les politiques et les lois sont vraiment à propos des gens et des valeurs », a dit M. Ban dans un discours à l'ouverture de ce forum. Il a noté que le nombre de migrants internationaux n'avait jamais été aussi élevé, avec 214 millions de gens vivant en dehors de leur pays de naissance. Mettant en avant les aspects positifs qu'une telle mobilité peut générer, il a estimé que lorsqu'elle est bien gérée, la migration mondiale améliore grandement le bien-être et le développement humain. Par ailleurs, les migrants contribuent au développement dans leurs pays d'origine en transférant de l'argent et en transmettant de nouvelles idées et de nouvelles technologies. En outre, dans les pays de destination, les migrants répondent aux besoins du marché du travail et rendent l'économie plus productive. « A travers le monde, la migration est souvent le sujet d'un débat intense, provoquant des tensions sociales, agitant les extrêmes politiques, soufflant les flammes de la discrimination et de la haine », a-t-il noté. « On ne peut pas encore dire que les gens réalisent vraiment le potentiel en matière de développement de la migration internationale. On ne peut pas encore déclarer que les droits des migrants sont pleinement respectés » Le Secrétaire général a noté que les conditions dans lesquelles de nombreux migrants se déplacent et vivent continuent d'être dangereuses, que le trafic d'êtres humains et l'exploitation sexuelle sont des réalités inquiétantes et que dans de nombreuses parties du monde des travailleurs migrants sont encore confrontés à des conditions de travail choquantes. M. Ban a réitéré l'importance de promouvoir et de protéger les droits humains de base de tous les migrants, quelque soit leur statut légal, lors d'une conférence de presse avec la vice-ministre grecque de l'intérieur, Teodora Tzakri. Lors de sa visite à Athènes, le Secrétaire général a également rencontré le Président Karolos Papoulias et le Premier ministre George Papandreou, avec qui il a discuté du changement climatique, de Chypre, de l'ancienne République yougoslave de Macédoine et des Objectifs du Millénaire pour le développement. Il a noté que son envoyé personnel pour les pourparlers entre la Grèce et l'ancienne République yougoslave de Macédoine, Matthew Nimetz, était prêt à reprendre les discussions sur le nom de l'ancienne République yougoslave de Macédoine quand les deux parties seront prêtes. Le Secrétaire général s'est félicité que la Grèce se soit déclarée prête à soutenir pleinement le rôle de facilitation de M. Nimetz. Ce dernier a indiqué qu'il avait proposé des rencontres communes ou séparées à New York à des dates à déterminer. Avant de repartir de Grèce, M. Ban devait également prononcer jeudi un discours devant le Parlement grec.
News Tracker: autres dépêches sur la question
PNUD : La migration peut améliorer le développement humain
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20515&Cr=migrants&Cr1=
Publié par groupe.cimade63 à 10:00:46 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.hns-info.net/spip.php?article20157
Nos trois organisations dénoncent les spoliations dont sont victimes les travailleurs sans-papiers à travers les impôts, à savoir :
1/ Par le paiement de la TVA, principal impôt supporté par les couches populaires, dont les dizaines de milliers de travailleur(se)s sans-papiers contraints au travail dissimulé.
2/ Par l’impôt sur le revenu concernant les travailleurs sans-papiers qui travaillent avec leur propre identité.
3/ Par un prélèvement indirect quand les travailleurs utilisent une identité d’emprunt. En effet, ceux qui prêtent leur identité se retrouvent avec des revenus supplémentaires à déclarer d’une ou plusieurs personnes (en général de leur famille) et donc se situent dans des tranches d’imposition à taux fort. Les sans-papiers se partagent ensuite la dette de la personne en règle qui leur a permis d’utiliser son identité. Ces montants sont énormes car l’impôt est progressif.
Ce phénomène a été aggravé par l’obligation faite aux employeurs depuis le 1er juillet 2007 de déclarer à la préfecture de police les salariés qu’ils embauchent. Suite à ces déclarations, les employeurs, pour être en règle administrativement, ont dû très souvent licencier les sans-papiers travaillant dans leurs entreprises... puis les ont réembauchés « au noir » ou sous un autre nom. A travers ce processus, le gouvernement, en parfaite hypocrisie, incite à pourvoir le travail illégal qu’il est censé combattre mais encaisse en fermant les yeux le produit du labeur de ces travailleurs surexploités.
Bien que des sommes très importantes rentrent dans les caisses de l’Etat, celui-ci ne reconnaît à ces travailleurs aucun des droits qui sont reconnus aux autres contribuables. La Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 liait citoyenneté et paiement de l’impôt. On en est loin.
D’autres formes de racket ont lieu.
Par exemple, sur les cotisations versées à la sécurité sociale.
Aucune somme n’est reversée aux sans-papiers. Quant aux caisses de retraite, elles ne bénéficieront jamais aux travailleurs sans-papiers qui perdent ainsi dix ou quinze ans de cotisation et seront réduits au minimum vieillesse quand ils arriveront à la retraite, s’ils y parviennent.
Autre exemple : la taxe ANAEM (Agence Nationale d’Aide aux Etrangers et Migrants) de 900 euros, exigée des patrons qui embauchent des sans-papiers régularisés, est souvent payée par les sans-papiers eux-mêmes, en liquide bien sûr. On peut ainsi calculer qu’à travers les quelque 3000 régularisations obtenues par la lutte des travailleurs sans-papiers lancée par Droits devant !! et la CGT le 15 avril 2008, c’est environ 3 millions d’euros que, là encore, l’Etat français récupère sur le dos des sans-papiers.
Les travailleurs sans-papiers sont la population travailleuse la plus fragile et la plus exposée. Rackettée par l’Etat, elle est utilisée par les patrons pour installer les "délocalisations sur place" de branches de l’économie qui ne peuvent pas être déplacées : nettoyage, chantiers, restauration, etc.
POUR QUE CESSENT L’HYPOCRISIE, LA REPRESSION, LA SUREXPLOITATION, LE NON DROIT :
REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES TRAVAILLEUR(SE)S SANS-PAPIERS
Publié par groupe.cimade63 à 09:47:44 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
uman Rights Watch a affirmé jeudi à Paris que le système français de détention en "zone d'attente" des mineurs étrangers isolés (MEI) arrivés en France par voie aérienne "met gravement en danger ces enfants" et demandé "l'abolition de ce statut juridique".
Rendant compte, au cours d'une conférence de presse, de son rapport "Perdus en zone d'attente: protection insuffisante des mineurs étrangers isolés à l'aéroport de Roissy", Simone Troller de l'ONG Human Rights Watch, s'est inquiétée d'abord du maintien des mineurs isolés dans la zone d'attente de Roissy dans les mêmes lieux que des adultes, exposant ces enfants au risque d'abus.
"En 2008, la police aéroportuaire a éloigné un tiers des 1.000 mineurs étrangers isolés qui sont arrivés à l'aéroport de Roissy et se sont vu refuser le droit d'accès au territoire français", a-t-elle dit. "L'argument de la France selon lequel ces mineurs ne sont jamais entrés en France est absurde", a souligné la chercheuse à la division Droits de l'enfants de Human Rights Watch. Elle a rappelé à ce propos les déclarations du ministre de l'Immigration Eric Besson, qui a répété plusieurs fois que les mineurs étrangers isolés, en France, ne sont jamais reconduits à la frontière. "Les mineurs qui arrivent par voie aérienne ne sont pas traités comme ceux qui arrivent par voie terrestre, car la France considère qu'ils ne sont pas en France", a insisté Mme Troller. "La zone d'attente est une sorte de bulle juridique", a-t-elle encore dit, en remarquant que l'on pouvait se rendre au tribunal de Bobigny et être toujours en zone d'attente. Il y a quelque 70 zones d'attente en France, mais Roissy est de loin la plus fréquentée. Simone Troller, qui a élargi son étude aux aéroports d'Heathrow et de Francfort, a noté que, pour le premier, il n'y avait "pas de zone extraterritoriale" et que pour le second, sur 72 mineurs isolés arrivés en 2007, 4 seulement s'étaient vu refuser l'accueil. Dans les zones d'attente, "dans la plupart des cas", note le rapport, des représentants légaux --"des administrateurs ad hoc"-- sont désignés pour assister les mineurs. Le ministre de l'Immigration, qui a installé en mai dernier un groupe de travail sur les MEI, a fixé "l'objectif qu'avant 2010, 100% des mineurs étrangers isolés bénéficient de la protection d'un administrateur ad hoc dès leur arrivée en zone d'attente". Lors de l'ouverture du groupe de travail, M. Besson avait en tout cas exclu de "remettre en cause la zone d'attente". L'Anafé (Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers) publie chaque année un rapport sur les zones d'attente.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40762758@7-40,0.html |
Publié par groupe.cimade63 à 22:05:04 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens

La Cimade, seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention administrative (CRA) a rendu, hier, son rapport 2008 sur les conditions de rétention des personnes sans papiers. Selon les chiffres communiqués par l'association oecuménique, le nombre de personnes placées en rétention à Marseille a diminué de 8 % l'année dernière par rapport à 2007. Sur les 2 871 personnes passées par le CRA du Canet (13e) en 2008, plus de la moitié ont été interpellées lors de contrôles d'identité ou de contrôles routiers. « C'est le passage au stade industriel, estime la Cimade. Avec son cortège de drames humains et familiaux », poursuit-elle, relevant le nombre important d'étrangers « souffrant de pathologies lourdes ou de problèmes psychologiques » et placés en rétention.
Au cours de l'année 2007, les médecins du centre ont relevé trente-sept tentatives de suicides. En décembre 2006, un jeune Kurde retenu au Canet s'est donné la mort dans sa cellule, rappelle l'association, qui dénonce l'acharnement de la préfecture à placer en rétention des étrangers ayant des problèmes psychologiques. « Ces personnes n'ont absolument pas leur place dans un CRA, affirme la Cimade. Le placement en rétention ne fait qu'augmenter leur situation, les expose à une détérioration de leur santé mentale et accroît le risque de tentative de suicide. »
C'est le cas de monsieur G., dépressif depuis septembre 2006, placé en avril 2008 au centre de rétention du Canet et sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. Selon l'association, la cour d'appel d'Aix-en-Provence l'a libéré en mai sur un vice de procédure. Après une nouvelle interpellation un mois plus tard, monsieur G. est encore libéré sur une irrégularité dans la procédure. En juillet, il est arrêté, pour la troisième fois, à la préfecture où il apportait un certificat médical du centre hospitalier Edouard-Toulouse pour régulariser sa situation. Il est finalement relâché une quinzaine de jours plus tard par le magistrat du tribunal administratif, considérant que « la reconduite comporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la situation médicale de l'intéressé », selon la Cimade. Pour 2008, l'association dresse un « constat alarmant ». Elle s'insurge notamment contre le recours trop fréquent aux cellules d'isolement et déplore « la difficulté pour faire valoir les droits de ces personnes malades devant les tribunaux », les juges des libertés et de la détention refusant de se prononcer. W
Publié par groupe.cimade63 à 21:45:02 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
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[ 30/10/09 ]
Le « poids budgétaire »des politiques d'éloignement des immigrés en situation irrégulière est « très élevé » et « extrêmement opaque ». A l'occasion de la remise de son rapport annuel sur l'activité des centres de rétention en 2008, la Cimade a expérimenté un nouvel angle d'attaque contre « la politique du chiffre » en matière d'expulsions qu'elle dénonce de longue date.
Les 23 centres existant en France servent à regrouper les étrangers en situation irrégulière avant leur reconduite à la frontière. La Cimade est, pour l'heure, la seule association habilitée par l'Etat à se rendre dans ces établissements, afin d'y assurer une mission d'accompagnement juridique et social des personnes retenues. En 2008, quelque 32.284 étrangers, représentant 163 nationalités, ont été placés dans ces centres, pour une durée moyenne de 10,47 jours. La Cimade s'est penchée cette année sur l'efficacité même des procédures de rétention, s'appuyant sur plusieurs rapports et audit. Un rapport du Sénat remis en 2008 montrait que 58,3 % des étrangers placés en centre n'étaient finalement pas expulsés, soit que la justice les
remette en liberté, soit que leur consulat refuse de délivrer le laissez-passer permettant le rapatriement dans leur pays d'origine. « Les centres ne remplissent même pas leur mission », raille Damien Nantes, chargé du dossier au sein de l'association. En juin dernier, un rapport de la Cour des comptes pointait de son côté « d'importantes lacunes dans le suivi des coûts »des centres de rétention. A la lumière de ces deux écrits, la Cimade a chiffré hier à 533 millions d'euros le coût de la politique globale de reconduite aux frontières, soit 27.000 par expulsion. Un budget que le ministère de l'Immigration a immédiatement contesté,
affirmant que le « coût global de la politique d'éloignement peut être estimé de 232 millions d'euros », soit un montant de 12.000 euros par reconduite.
Au-delà des chiffres, l'association a mis en cause les conditions de placement en rétention. Elle pointe notamment des « pressions » exercées par le ministère sur l'administration (policiers, fonctionnaires des préfectures…) pour interpeller les clandestins et remplir ainsi les objectifs d'expulsion fixés par le gouvernement. « Pour faire du chiffre, on n'hésite plus à renvoyer des gens installés en France depuis des années, à expulser les malades, voire à utiliser les moyens de délation », relève Damien Nantes, responsable du dossier à la Cimade. Egalement, le placement d'enfants - 222 ont séjourné dans les centres en 2008 - est dénoncé par l'association.
Ces nouvelles passes d'armes rappelle l'enjeu qui règne autour de la gestion des centres. Depuis 2008, le gouvernement souhaite mettre fin au « monopole » de la Cimade, permettant à six autres associations (Secours Catholique, France Terre d'Asile…) d'intervenir dans les centres. Pour la Cimade, cette perspective est avant tout un moyen de « diviser l'action des associations » , et « amoindrir ainsi leur parole » . Après plusieurs rebondissements, le litige doit être tranché dans les prochains jours par le Conseil d'Etat.
Publié par groupe.cimade63 à 20:44:14 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
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