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cimade 63 - immigration

aider les migrants, promouvoir une politique d'immigration humaniste

Présentation

La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".

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groupe cimade 63
permanence tous les mercredis matin
11 rue marmontel
63 000 Clermont Ferrand
tel : 04.73.93.79.30
mail : groupe.cimade63@club-internet.fr

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A Tanger, la mer s'est refermée sur Evelyn, candidate à l'exil | 17 septembre 2008

A Tanger, la mer s'est refermée sur Evelyn, candidate à l'exil
ARMANDINE PENNA (De Gibraltar)
Elle s'appelait Evelyn et avait des yeux pleins d'espoir. Ombre longiligne que j'ai croisée plusieurs fois dans les rues de Tanger avant d'oser enfin l'aborder. Nigériane de plus de 30
ans, toujours pomponnée comme pour sortir dans une des boîtes de nuit de la baie où pourtant elle n'avait pas accès. (la suite sur Rue 89)

http://rue89.com/2008/08/10/a-tanger-la-mer-sest-refermee-sur-evelyn-candidate-a-lexil

Publié par groupe.cimade63 à 22:55:00 dans La REALITE | Commentaires (0) |

le rapport d'activité de la CNDA pour l'année 2007 | 08 juin 2008



le rapport d'activité de la CNDA pour l'année 2007 est consultable sur
son site
http://www.commission-refugies.fr/IMG/pdf/CNDA-Rapport_d_activite_2007.pdf

30 501 recours ont été enregistrés (-25,6% par rapport 2006)

27 242 décisions rendues
1 615 ordonnances de formes 6%
3 525 ordonnances sur le fond (soit 13% des décisions).
15 950 rejets sur le fonds (soit58,5%)
4 853 annulation convention de Genève (soit 17,8%)
562 annulation protection subsidiaire (soit 2,1%)
14,2% d'annulation pour les réexamens (10% en 2006)

la CNDA a annulé  43,0% des dossiers Azéris 39,4% des décisionsOFPRA sur
les ressortissants  russes, 31,7% des recours sri-lankais, 30,3% des
Bosniaques, 29% des Guinéens, 26,0% des Albanais,
_______________________________________________
Cfda-associes@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/cfda-associes

Publié par groupe.cimade63 à 00:31:11 dans La REALITE | Commentaires (0) |

Les patrons de sans-papiers reçus au cabinet d'Hortefeux | 08 juin 2008

Mercredi, Johann Le Goff a été reçu deux heures par Thierry Couderc, le directeur de cabinet de Brice Hortefeux au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. La dernière fois que nous vous avions parlé sur Rue89 de ce patron de PME de 32 ans, il s'était fait remarqué en réclamant, avec d'autres employeurs de travailleurs sans-papiers, leur régularisation. Il arguait à l'époque de l'investissement qu'avait représenté pour les entreprises la formation de ces salariés... et de la pénurie de main d'oeuvre dans son secteur: la connectique.

Six semaines plus tard, ce qui n'était alors qu'un réseau informel est devenu une vraie association, le Gers, Groupement des entreprises pour la régularisation de leurs salariés, qui regroupe une trentaine d'employeurs de sans-papiers. A raison d'au moins une réunion de travail par semaine, Le Goff, avec d'autres, reste mobilisé, même s'il note au passage que les médias, très mobilisés un temps, se sont désintéressés du problème. C'est pourtant la première fois que le Gers était reçu par l'équipe Hortefeux.

Alors que le ministère s'en tient à un discours de fermeté et martèle qu'il n'y aura de régularisations qu'au "cas par cas", Johann Le Goff a voulu le prendre au mot: le "cas par cas" pourquoi pas, mais avec les critères patronaux:

"Nous lui avons présenté nos critères et notamment que l'entreprise s'engage sur la base d'un CDI, que le travailleur ait cotisé aux caisses sociales, qu'il ait un an d'expérience et de fiches de paye, et que l'embauche remonte à avant le mois de juillet 2007 (date d'entrée en vigueur de la loi qui impose aux employeurs de vérifier la régularité de leur main d'oeuvre, ndlr)."

S'ils satisfont ces critères, ces patrons de PME qui employent des sans-papiers, parfois de longue date, réclament de pouvoir conserver leur salarié jusqu'à l'examen final de son dossier. Or, sur ce point, crucial aux yeux de Joahnn Le Goff, le ministère ne semble pas disposé à fléchir.

On se souvient pourtant que c'est le scénario qui avait été retenu après la mobilisation autour du Café de la Jatte, à Neuilly. Ceux-là ont, depuis, été régularisés après avoir entretemps obtenu une autorisation de travail temporaire. Ce que réclame aujourd'hui Johann Le Goff, qui argue de situations "économiquement difficiles" pour certains chefs d'entreprises:

"En avril, vous aviez rencontré la famille Sarrar, dont l'entreprise de nettoyage a perdu 40% de son chiffre d'affaires depuis qu'elle ne peut plus faire travailler ses salariés qui se sont révélés sans-papiers. Mais il y en a d'autres: à Saint-Maurice, le restaurateur Diehl travaille plus de 18 heures par jour faute de main d'oeuvre alors qu'il embauchait jusque-là trois personnes qui attendent d'être régulariséses. Il a 60 ans et il est urgent de trouver une solution pour son restaurant."

Sollicité par Rue89, le cabinet de Brice Hortefeux n'a pas souhaité préciser où en étaient les négociations. En attendant, plusieurs centaines de dossiers attendent chez de petits patrons de PME qui, comme Johann Le Goff, n'ont pas encore déposé la demande de régularisation de leur salarié en préfecture:

"Le dossier est prêt, promesse d'embauche comprise. Mais j'attendais d'avoir l'assurance, auprès du ministère, que ce serait bien moi qui serait reçu en préfecture et que mon salarié ne serait pas obligé d'y aller seul. De plus, le cabinet de Brice Hortefeux a promis qu'il pourrait, en dernière instance, examiner les dossiers qu'on estimerait mal traités par la Préfecture.

Chloé Leprince

Publié par groupe.cimade63 à 00:08:56 dans La REALITE | Commentaires (1) |

Grèves des sans-papiers: les femmes s’en mêlent | 08 juin 2008

Par Charlotte Rouault | Etudiante en science sociale historique | 26/05/2008 | 11H40

Cinq salariées ont entamé vendredi une grève et occupent le siège de la société de nettoyage Manet, au 138, rue du chemin vert, dans le XIe arrondissement de Paris. Dans la continuité du mouvement de grève des sans papiers qui a débuté le 15 avril, ces femmes ont décidé qu'elles aussi avaient leur place dans la lutte.

Difficile de se mobiliser lorsqu'on travaille dans l'aide à la personne et le nettoyage. Dispersées sur différents chantiers ou isolées chez des particuliers, les femmes sans papiers travaillent dans des secteurs où il est plus compliqué de s'organiser. Mais vendredi, certaines d'entre elles ont pris la décision d'attaquer de front leur patron, en espérant que cette initiative donnera du courage aux autres travailleuses.

Sur le trottoir, des grévistes et des soutiens distribuent des tracts et appellent les passants à signer la pétition pour la régularisation des sans papiers. Beaucoup s'arrêtent, posent des questions, entrent dans le local pour saluer les femmes. Des voisins apportent à manger et promettent de revenir tous les jours. Une militante de la CGT explique:

"Cette entreprise emploie plus de 200 personnes, principalement des femmes, dont beaucoup sont certainement sans papiers. Pour l'instant, elles sont cinq grévistes et il y a un homme aussi, qui travaille dans la boîte depuis un an. Nous espérons que d'autres nous rejoindront."

"Le patron est notre frère, qu'on ne peut pas lui faire ça"

Hier, quelques personnes se sont rendues dans un hôtel où travaillent des employées de la société afin de les informer et de les encourager à rejoindre la lutte. Mais le message est difficile à faire passer, raconte Mariam:

"Les autres employées ont peur d'entrer en grève. Elles nous répondent que le patron est notre frère, qu'on ne peut pas lui faire ça. Mais un frère n'exploite pas. Parcequ'on est comme des esclaves."

"On travaille de 9 heures à 15 heures si on est rapide, sinon ça peut aller jusqu'à 19 heures. Normalement, on a deux jours de repos par semaine, mais le patron nous appelle souvent pour faire des remplacements. Nous, on veut travailler tous les jours car on est mal payées."

Société de sous-traitance hôtelière, Manet garantit à ses clients "du personnel qualifié" et propose "une amplitude de travail variable en fonction des besoins". En l'occurrence pas de ceux de ses employées, dont le salaire se fixe lui aussi "à la carte", tout comme les horaires.

Pour une moyenne de 100 heures de travail par mois, elles sont payées 400 euros, et au maximum 700 euros. Brandissant fiches de paie et contrat de travail, Mariam et Fanta dénoncent ces conditions: "

"On note sur une feuille toutes les heures qu'on fait. On fait plus d'heures que ce qui est écrit sur la fiche de paie. Pour sept heures de service, on est payé pour trois heures."

"Le patron est déjà en train de nous remplacer, il a embauché quatre nouvelles personnes."

Mariam travaille avec une fausse carte à son nom:

"Au Mali on m'a mariée avec un vieux, c'est pour cela que je suis venue ici rejoindre ma mère."

Ici, comme sur les autres sites occupés, le patron nie avoir été au courant de la situation irrégulière de ses employées. Et pourtant, affirme Mariam, "il sait":

"Une dame travaille avec trois noms... Au début, je travaillais avec les papiers d'une autre femme mais le patron m'a dit qu'elle était trop âgée et il m'a demandé d'autres papiers...

Il y a quelques jours, je me suis fait mal au dos. J'ai dit au patron que je ne pouvais pas travailler, il m'a répondu qu'il allait me virer. C'est pour ça qu'il fallait que la grève commence vite: il faut agir. S'il le faut, on sera encore là en 2040."

 

Pour toutes ces femmes exploitées et isolées, le revenu modeste octroyé par le patron reste vital et la grève est une perspective difficile à envisager:

"Le patron est déjà en train de nous remplacer, il a embauché quatre nouvelles personnes. Il fait croire que le bureau est fermé pour éviter que les autres employé(e)s nous rencontrent. Il a passé des coups de fil pour les dissuader de nous suivre."

Celles qui se sont lancées dans le mouvement se sentent fières, fières d'avoir pris la parole et aujourd'hui de pouvoir dire leur situation à qui leur prêtera une oreille.

"Le patron habite au-dessus, mais nous on s'en fiche, on va danser. Demain c'est mon anniversaire."

 

Publié par groupe.cimade63 à 00:05:24 dans La REALITE | Commentaires (0) |

sortie du rapport de l OFPRA | 12 mai 2008

Que constate t on ?

une stagnation de la baisse de la demande d asile. en effet depuis 2003 les demandes d asile etaient en constante baisse sous les effets des lois sarkozy (2003, 2006, 2007). La logique de complexification de l acces a la demande d asile arrive à son terme.

une augmentation des recours suite au 1er refus depuis... 2003 ! autre effet de la politique sarkozienne : des decisions de l'OFPRA rapides, baclées, injustes .. et augmentation des recours donc de la depense publique !

une precarisation du personnel de l OFPRA pour mieux se faire obeir ! : en 2003 : 34 % de CDD (l annee d avant : 10 %...) 50 % en 2004 et 53 % en 2005 !!!

  

 

Publié par groupe.cimade63 à 21:59:22 dans La REALITE | Commentaires (0) |

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