• OPTIMISME RELATIF

    http://web.ana-mpa.gr/anafrench/articleview1.php?id=9872

     

    Papandréou défend le projet de loi pour l'octroi de la citoyenneté grecque aux immigrés légaux
    C'est en faisant une distinction claire entre politique d'immigration et politique de naturalisation, en adressant un appel à l'humanisme mais aussi au réalisme, avec parallèlement une ouverture à l'idée d'un Hellénisme constitué de plusieurs et différentes races, que le premier ministre, Georges Papandréou, a défendu la décision du gouvernement d'octroyer la citoyenneté aux immigrés légaux.
    Dans son intervention au cours d'un débat extraordinaire au Parlement à niveau des chefs de parti convoqué à l'initiative du LAOS, M. Papandréou a souligné que le projet de loi en question règle un problème qui s'éternise depuis plus de 28 ans, sans aucune initiative visant à y faire face de façon efficace.
    "550.000 immigrés vivent aujourd'hui en situation régulière en Grèce. Effectivement, la plupart d'entre eux doivent leur permis de séjour à une des nombreuses légalisations qui ont eu lieu en cours de chemin. Il s'agit toutefois d'un permis que l'Etat a décidé de leur accorder. Ces personnes existent, vivent et travaillent parmi nous. Ils ont des visages, des rêves et des craintes. La crise économique les touche tout aussi bien et ils s'inquiètent tout autant que nous. Ils travaillent, remplissent leurs obligations envers les caisses de sécurité sociale, acquièrent des propriétés, envoient leurs enfants à l'école et ont pris racine en Grèce qui, pour leurs enfants, est devenue la seule patrie. Nous ne pouvons pas les priver du droit de participer au devenir social".
    Selon M. Papandréou, ce projet de loi permet de donner une perspective aux immigrés qui vivent depuis de longues années en Grèce et qui ne peuvent rester sans pouvoir s'exprimer. "Nous leur confions la construction des bâtiments, le tourisme, les personnes âgées et nos enfants. Il n'existe pas de solution parfaite, mais des solutions meilleures à long terme qui nous donnent de nouvelles possibilités, voir des Grecs d'origine indienne ou albanaise être fiers de leur citoyenneté grecque".
    M. Papandréou a encore estimé que l'octroi de la citoyenneté n'affaiblit pas la surveillance des frontières et les efforts pour la répression du trafic d'êtres humains qui, au contraire, sont revalorisés. La fondation de l’Agence européenne de gestion des frontières extérieures des Etats membres de l’UE (FRONTEX) est désormais un fait, et très prochainement la première annexe sera ouverte au Pirée.