La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".
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Publié par groupe.cimade63 à 16:00:44 dans La REALITE | Commentaires (1) | Permaliens
RGPP = démantèlement de lAcsé
une attaque de plus contre les associations !
autant de charges supplémentaires pour les collectivités locales !
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est une vaste entreprise de démolition du service public : retrait de lEtat des territoires avec la disparition des services de proximité (hôpitaux publics et services de santé, tribunaux, services déconcentrés ), casse de lEtat social garant de légalité et la solidarité (disparition des DRASS et DDASS ), externalisation et privatisation de missions de services publics (généralisation des marchés publics).
Dans ce contexte les missions de lAcsé sont directement frappées:
- 1) création dun « nouvel opérateur » par le ministère Hortefeux dans la droite ligne de la politique sécuritaire menée sur limmigration : dun côté on expulse en masse, de lautre on fait du « parcours dintégration » de plus en plus long un sas pour trier les « immigrés choisis ». Il sagit en réalité dune relance de limmigration de travail au détriment de limmigration familiale dont les lois Sarkozy ont durci les conditions.
Dés 2009 lAcsé se verra amputée de 60 emplois et de 60 millions deuros, qui iront abonder cette « nouvelle » politique, sans aucune garantie de continuité pour les actions existantes portées par le secteur associatif ou les collectivités locales dans les domaines de la formation linguistique, laccès à lemploi ou au logement, plus largement légal accès aux droits pour des publics étrangers ou immigrés.
- 2) lAcsé se réduira à des fonctions gestionnaires (de dispositifs et de crédits) « recentrée » sur la mise en uvre de la politique de la ville, et au niveau régional sera intégrée au sein de directions régionales de la cohésion sociale avec le Préfet de région comme délégué régional.
Ainsi dès 2009 les services de lAcsé disparaissent progressivement au niveau régional et se réduisent au niveau national, marquant le plus important recul jamais opéré dans son histoire depuis la création du Fonds daction sociale en 1958.
Mais quest la « politique de la ville » aujourdhui ? Un « Plan Espoir Banlieues » entre effets dannonces médiatiques et absence deffets sur le terrain, politique des quartiers sans moyens, là où une réelle mobilisation et des moyens colossaux simposeraient pour réduire les écarts sur lemploi, les conditions de logement, laccès aux services publics, pour rétablir légalité !
LAcsé a été créée en mars 2006 pour « répondre à la crise des banlieues », 2 ans plus tard à peine et voilà loutil détruit !
Le démantèlement de lAcsé, ce sont des milliers demplois associatifs qui disparaîtront, ce sont des relais associatifs irremplaçables dans les quartiers populaires qui laisseront le terrain à la désespérance sociale.
Ce sont des territoires de la République où lEtat nassurera plus ses missions régaliennes de cohésion sociale aux côtés des collectivités territoriales
Il est urgent de se mobiliser pour défendre
- une politique en faveur des quartiers populaires où lEtat avec lAcsé jouent pleinement leurs rôles
- une politique en faveur de la lutte contre les discriminations sur tout le territoire
- une politique de soutien renforcée aux associations, depuis trop longtemps instrumentalisées ou maintenues dans la précarité.
- une politique en faveur de légalité des droits pour les immigrés à lopposée de celle du contrôle et du traitement spécifique.Publié par groupe.cimade63 à 15:59:09 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
Plusieurs associations de défense des étrangers et des droits de l'homme ont saisi la Commission Européenne d'une plainte mettant en cause la France pour de multiples violations du droit communautaire régissant le séjour en France des citoyens de l'Union et leurs familles.
Ce droit est régi par des normes européennes règlements, directives, jurisprudence de la Cour de Luxembourg applicables en France directement ou par le biais de textes internes de « transposition ». Cependant, les très nombreux cas répertoriés dans la plainte démontrent que les textes permettant aux citoyens de l'Union et à leurs familles de venir en France, d'y travailler, d'étudier, de prendre leur retraite, ou tout simplement d'y résider, restent souvent lettres mortes faute d'être connus et/ou appliqués par les administrations concernées.
Les violations recensées dans la plainte concernent principalement deux catégories de personnes :
1) Les citoyens européens appartenant à des minorités en butte à des discriminations, tels les Roms de nationalité roumaine ou bulgare
Il ressort des
témoignages présentés dans la plainte qu'en maniant la carotte (de 150 à 300
euros versés par l'ANAEM (Agence Nationale d'accueil des étrangers et des
migrations) comme aide prétendue « humanitaire » pour un retour
prétendu « volontaire »), et le bâton (reconduites à la frontière,
obligations de quitter le territoire, menaces d'emprisonnement)
Bien souvent, alors que le droit prévoit pour les ressortissants communautaires des mesures de protection contre l'éloignement, et alors que les autres européens aux faibles revenus ne sont pas l'objet d'un tel harcèlement, policiers, agents des préfectures ou de l'ANAEM, agissent sur la foi de « déclarations » des intéressés qui sont en fait pré-rédigées et identiques pour l'ensemble des occupants du campement évacué, sans prendre le temps d'examiner les situations individuelles comme le droit communautaire leur en fait obligation.
C'est dire le peu de cas que font les pouvoirs publics français des droits acquis par ces nouveaux citoyens d'Europe. Quand les Roms réussissent à déposer un recours contre leur éloignement (délai de recours de 48 heures en cas de reconduite à la frontière), les tribunaux administratifs se sont jusqu'ici abstenus pour la plupart de sanctionner ces opérations policières, et préfèrent souvent ne pas statuer sur les moyens soulevés qui sont tirés de la violation du droit communautaire.
2) Les membres de famille des citoyens européens qui sont originaires des pays « du sud »
Après avoir rappelé le 10 septembre dernier qu'« au 1er janvier 2006, seuls 2 % d'européens vivaient dans un pays de l'Union différent de leur pays d'origine », la présidence française de l'Union Européenne a déclaré vouloir favoriser « la mobilité transnationale en Europe » [1].
Les auteurs de la plainte rappellent que le droit communautaire permet aux ressortissants européens de s'installer dans un autre pays membre depuis les années 1960 déjà, et pour que cette liberté de circulation puisse s'exercer de manière effective et sans entrave, accorde un droit immédiat et inconditionnel de séjour et de travail aux membres de leur famille également, même si ces derniers ne sont pas eux-mêmes européens.
Or, des cas cités dans la plainte révèlent que certaines préfectures refusent d'accorder des titres de séjour à des conjoints de ressortissants communautaires, au motif qu'ils ne remplissent pas les conditions de séjour applicables aux autres étrangers. Il est particulièrement choquant de voir que cette pratique illégale touche systématiquement les conjoints originaires d'Afrique et du Moyen Orient.
En entendant Rachida Dati évoquer récemment « l'absolue nécessité de former les professionnels de la Justice à l'Europe » [2] dans l'ensemble des 27 Etats membres, les associations signataires de la plainte demandent au gouvernement français de commencer par balayer devant sa propre porte, en rendant effectif le droit à la libre circulation de tous les citoyens de l'Union et de leurs familles en France, qu'ils soient britanniques ou italiens, polonais ou roumains.
Elles demandent au gouvernement de donner des instructions claires aux Préfets pour mettre fin aux violations décrites dans la plainte, et d'organiser la formation continue en droit communautaire des magistrats des juridictions nationales, pour que ces derniers soient en mesure d'assumer pleinement leur rôle de « juge communautaire de première instance » chargé de faire respecter ce droit.
Organisations signataires : CCFD, Cimade, FASTI,
GISTI, Hors la Rue, LDH, MRAP, Collectif Romeurope.
Publié par groupe.cimade63 à 15:58:11 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par groupe.cimade63 à 15:57:26 dans La REALITE | Commentaires (1) | Permaliens
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