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cimade 63 - immigration

aider les migrants, promouvoir une politique d'immigration humaniste

Présentation

La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".

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groupe cimade 63
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63 000 Clermont Ferrand
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Jeunes scolarisés et parents sans-papiers : Régularisation, mode d’emploi 3ème édition | 04 octobre 2008

La première édition de ce guide avait pour objectif de donner des premières indications à ceux (personnels de l'Education nationale, parents d'élèves ou militants associatifs ou syndicaux, voire élèves eux-mêmes), qui découvraient, souvent avec stupeur, qu'un élève ou un jeune de leur entourage était sans papiers et menacé d'expulsion au premier contrôle de police.

Aujourd'hui le Réseau Education Sans Frontières a plusieurs années d'existence. Les militants et citoyens qui s'en réclament sont présents dans toute la France et parfois au- delà de nos frontières, les organisations et associations qui participent à son action ou la soutiennent se sont multipliées, des collectifs ont surgi partout dans les villes, les quartiers, parfois les villages, structures durables de solidarité ou regroupements conjoncturels liés à la défense, non seulement des jeunes scolarisés, mais des enfants et de leurs familles. Et de multiples actions ont été menées, souvent avec succès, pour obtenir des régularisations, empêcher des expulsions.

Car l'obsession de la « maîtrise des flux migratoires », c'est à dire de la fermeture des frontières, la tentation de flatter la xénophobie pour conquérir des voix, le phantasme de l'étranger menaçant « l'identité nationale », se sont traduits par de nouveaux durcissements de la législation, qui pénalisent notamment le droit à la vie familiale.

Pire, la répression a été aggravée par la fixation de quotas sans cesse plus élevés en matière d'interpellations et de reconduites à la frontière. Une véritable « chasse aux sans-papiers » se mène au prix de terribles dérives : examens baclés des dossiers dans les préfectures, interpellations au domicile, à proximité des écoles ou dans les préfectures, multiplication des contrôles au faciès et des rafles dans les quartiers populaires, etc. Une traque qui a déjà provoqué des drames insupportables, de la chute d'Ivan à la mort de Chulan et de Baba Traore, tentant d'échapper à une intervention ou un contrôle de la police.

Mais face à cette mécanique répressive, qui risque de la pourrir de l'intérieur, la société a réagi : plus de 130 000 citoyens ont signé la pétition « Nous les prenons sous notre protection » ; le film réalisé par les cinéastes « Laissez-les grandir ici ! » a été applaudi par des centaines de milliers de personnes ; partout des enseignants, des parents d'élèves, des militants, des élus, des artistes, des intellectuels, et le plus souvent de simples citoyens écrivent, signent des pétitions, manifestent, rendent visite aux sans-papiers en lutte dans leur entreprise, vont dans les préfectures ou les commissariats, se rendent sur les lieux des rafles ou dans les aéroports pour imposer une régularisation ou empêcher qu'un jeune soit arraché à l'avenir qu'il se construisait, que des parents soient privés d'un père ou d'une mère, qu'une famille retourne de force vers l'enfer ou simplement la misère qu'elle avait réussi à fuir...

Ce guide n'offre pas de recettes : il tente, modestement, de mettre au service de ces mobilisations les acquis de l'expérience accumulée par tous et partout, de donner les outils, militants et juridiques, pour aider l'action de tous ceux qui refusent l'inacceptable.

Il reste que, même si la solidarité citoyenne peut régler nombre de cas de jeunes ou de familles sans papiers - pas tous, hélas ! - , la question dépasse évidemment les situations individuelles et le cas par cas. Les drames que nous dénonçons, les souffrances qui attirent une sympathie légitime, révèlent une remise en cause de droits fondamentaux. C'est pourquoi l'élan de solidarité qui se manifeste à l'égard de ceux qui vivent, étudient ou travaillent à nos côtés, appelle, non seulement la régularisation, mais aussi la nécessaire abrogation des lois anti immigrés. Il dessine les contours d'une autre société, plus tolérante et plus respectueuse des individus, des droits et des libertés, celle que nous voulons laisser aux jeunes générations...
juin 2008, RESF, 3ème édition, 100 pages, 5 € + 0 € de frais d'envoi
>>> Cette publication est également téléchargeable en cliquant ici.

Publié par groupe.cimade63 à 16:02:12 dans COPINAGE | Commentaires (0) |

Les étrangers lésés par le RSA | 04 octobre 2008

http://rue89.com/2008/09/20/les-etrangers-leses-par-le-rsa-hirsch-a-t-il-menti

Les étrangers lésés par le RSA : Hirsch a-t-il menti ?
Par CHLOÉ LEPRINCE | Rue89 | 20/09/2008 | 22H17

Nouvelle polémique autour du Revenu de solidarité active : le dispositif, qui sera généralisé l'an prochain, représente un moins-disant pour les étrangers non ressortissants de
l'Union européenne selon le Gisti, qui a lancé l'alerte en fin de semaine. Le RSA agite maintenant à gauche, alors qu'il divisait déjà à droite, à cause de son financement par une
nouvelle taxe.

Dénonçant ce qu'il appelle une « xénophobie d'Etat », le Gisti, association de défense des travailleurs immigrés, compare les conditions d'accès au RSA à celles qui prévalaient jusque-
là pour le RMI. Point par point, Antoine Math, chercheur spécialisé en politiques sociales et militant au Gisti, a décortiqué pour Rue89 les cas de figures pour lesquels la législation
sera désormais plus contraignante.

Publié par groupe.cimade63 à 16:00:44 dans La REALITE | Commentaires (1) |

L'ASCE MENACEE | 04 octobre 2008

RGPP = démantèlement de l’Acsé

une attaque de plus contre les associations !

autant de charges supplémentaires pour les collectivités locales !

 

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est une vaste entreprise de démolition du service public : retrait de l’Etat des territoires avec la disparition des services de proximité (hôpitaux publics et services de santé, tribunaux, services déconcentrés …), casse de l’Etat social garant de l’égalité et la solidarité (disparition des DRASS et DDASS …), externalisation et privatisation de missions de services publics (généralisation des marchés publics).

 

Dans ce contexte les missions de l’Acsé sont directement frappées:

 

-          1) création d’un « nouvel opérateur » par le ministère Hortefeux dans la droite ligne de la politique sécuritaire menée sur l’immigration : d’un côté on expulse en masse, de l’autre on fait du « parcours d’intégration » de plus en plus long un sas pour trier les « immigrés choisis ». Il s’agit en réalité d’une relance de l’immigration de travail au détriment de l’immigration familiale dont les lois Sarkozy ont durci les conditions.

 

Dés 2009 l’Acsé se verra amputée de 60 emplois et de 60 millions d’euros, qui iront abonder cette « nouvelle » politique, sans aucune garantie de continuité pour les actions existantes portées par le secteur associatif ou les collectivités locales dans les domaines de la formation linguistique, l’accès à l’emploi ou au logement, plus largement l’égal accès aux droits pour des publics étrangers ou immigrés.

 

-          2) l’Acsé se réduira à des fonctions gestionnaires (de dispositifs et de crédits) « recentrée » sur la mise en œuvre de la politique de la ville, et au niveau régional sera intégrée au sein de directions régionales de la cohésion sociale avec le Préfet de région comme délégué régional.

Ainsi dès 2009 les services de l’Acsé disparaissent progressivement au niveau régional et se réduisent au niveau national, marquant le plus important recul jamais opéré dans son histoire depuis la création du Fonds d’action sociale en 1958.

Mais qu’est la « politique de la ville » aujourd’hui ? Un « Plan Espoir Banlieues » entre effets d’annonces médiatiques et absence d’effets sur le terrain, politique des quartiers sans moyens, là où une réelle mobilisation et des moyens colossaux s’imposeraient pour réduire les écarts sur l’emploi, les conditions de logement, l’accès aux services publics, pour rétablir l’égalité !

L’Acsé a été créée en mars 2006 pour « répondre à la crise des banlieues », 2 ans plus tard à peine  et voilà l’outil détruit !

 

Le démantèlement de l’Acsé, ce sont des milliers d’emplois associatifs qui disparaîtront, ce sont des relais associatifs irremplaçables dans les quartiers populaires qui laisseront le terrain à la désespérance sociale.

Ce sont des territoires de la République où l’Etat n’assurera plus ses missions régaliennes de cohésion sociale aux côtés des collectivités territoriales

 

Il est urgent de se mobiliser pour défendre

 

-          une politique en faveur des quartiers populaires où l’Etat avec l’Acsé jouent pleinement leurs rôles

-          une politique en faveur de la lutte contre les discriminations sur tout le territoire

-          une politique de soutien renforcée aux associations, depuis trop longtemps instrumentalisées ou maintenues dans la précarité.

-          une politique en faveur de l’égalité des droits pour les immigrés à l’opposée de celle du contrôle et du traitement spécifique.

Publié par groupe.cimade63 à 15:59:09 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) |

La France en flagrant délit de violation du droit communautaire sur le droit au séjour des citoyens de l’Union | 04 octobre 2008

La France en flagrant délit de violation du droit communautaire sur le droit au séjour des citoyens de l'Union

Plusieurs associations de défense des étrangers et des droits de l'homme ont saisi la Commission Européenne d'une plainte mettant en cause la France pour de multiples violations du droit communautaire régissant le séjour en France des citoyens de l'Union et leurs familles.

Ce droit est régi par des normes européennes – règlements, directives, jurisprudence de la Cour de Luxembourg – applicables en France directement ou par le biais de textes internes de « transposition ». Cependant, les très nombreux cas répertoriés dans la plainte démontrent que les textes permettant aux citoyens de l'Union et à leurs familles de venir en France, d'y travailler, d'étudier, de prendre leur retraite, ou tout simplement d'y résider, restent souvent lettres mortes faute d'être connus et/ou appliqués par les administrations concernées.

Les violations recensées dans la plainte concernent principalement deux catégories de personnes :

1) Les citoyens européens appartenant à des minorités en butte à des discriminations, tels les Roms de nationalité roumaine ou bulgare

Il ressort des témoignages présentés dans la plainte qu'en maniant la carotte (de 150 à 300 euros versés par l'ANAEM (Agence Nationale d'accueil des étrangers et des migrations) comme aide prétendue « humanitaire » pour un retour prétendu « volontaire »), et le bâton (reconduites à la frontière, obligations de quitter le territoire, menaces d'emprisonnement), les autorités, notamment en Ile-de-France, ont expulsé des Roumains et des Bulgares par centaines.

Bien souvent, alors que le droit prévoit pour les ressortissants communautaires des mesures de protection contre l'éloignement, et alors que les autres européens aux faibles revenus ne sont pas l'objet d'un tel harcèlement, policiers, agents des préfectures ou de l'ANAEM, agissent sur la foi de « déclarations » des intéressés qui sont en fait pré-rédigées et identiques pour l'ensemble des occupants du campement évacué, sans prendre le temps d'examiner les situations individuelles comme le droit communautaire leur en fait obligation.

C'est dire le peu de cas que font les pouvoirs publics français des droits acquis par ces nouveaux citoyens d'Europe. Quand les Roms réussissent à déposer un recours contre leur éloignement (délai de recours de 48 heures en cas de reconduite à la frontière), les tribunaux administratifs se sont jusqu'ici abstenus pour la plupart de sanctionner ces opérations policières, et préfèrent souvent ne pas statuer sur les moyens soulevés qui sont tirés de la violation du droit communautaire.

2) Les membres de famille des citoyens européens qui sont originaires des pays « du sud »

Après avoir rappelé le 10 septembre dernier qu'« au 1er janvier 2006, seuls 2 % d'européens vivaient dans un pays de l'Union différent de leur pays d'origine », la présidence française de l'Union Européenne a déclaré vouloir favoriser « la mobilité transnationale en Europe » [1].

Les auteurs de la plainte rappellent que le droit communautaire permet aux ressortissants européens de s'installer dans un autre pays membre depuis les années 1960 déjà, et pour que cette liberté de circulation puisse s'exercer de manière effective et sans entrave, accorde un droit immédiat et inconditionnel de séjour et de travail aux membres de leur famille également, même si ces derniers ne sont pas eux-mêmes européens.

Or, des cas cités dans la plainte révèlent que certaines préfectures refusent d'accorder des titres de séjour à des conjoints de ressortissants communautaires, au motif qu'ils ne remplissent pas les conditions de séjour applicables aux autres étrangers. Il est particulièrement choquant de voir que cette pratique illégale touche systématiquement les conjoints originaires d'Afrique et du Moyen Orient.

* * *

En entendant Rachida Dati évoquer récemment « l'absolue nécessité de former les professionnels de la Justice à l'Europe » [2] dans l'ensemble des 27 Etats membres, les associations signataires de la plainte demandent au gouvernement français de commencer par balayer devant sa propre porte, en rendant effectif le droit à la libre circulation de tous les citoyens de l'Union et de leurs familles en France, qu'ils soient britanniques ou italiens, polonais ou roumains.

Elles demandent au gouvernement de donner des instructions claires aux Préfets pour mettre fin aux violations décrites dans la plainte, et d'organiser la formation continue en droit communautaire des magistrats des juridictions nationales, pour que ces derniers soient en mesure d'assumer pleinement leur rôle de « juge communautaire de première instance » chargé de faire respecter ce droit.

Paris, le 30 septembre 2008


Organisations signataires :
CCFD, Cimade, FASTI, GISTI, Hors la Rue, LDH, MRAP, Collectif Romeurope.

Publié par groupe.cimade63 à 15:58:11 dans La REALITE | Commentaires (0) |

La Halde épingle la CAF | 04 octobre 2008

La Halde épingle la CAF

Source : AFP
30/09/2008 | Mise à jour : 10:59 | 

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) estime que le refus de verser des prestations sociales aux enfants étrangers qui ne peuvent justifier de la régularité de leur entrée en France est discriminatoire.

La Halde a publié aujourd'hui le texte d'une de ses délibérations et d'un rapport spécial sur ce sujet qui viennent d'être envoyés pour publication au Journal officiel.

Dans ce rapport, la Halde assure avoir "reçu de nombreuses réclamations de parents d'enfants étrangers, qui s'étaient vu refuser le bénéfice des prestations familiales par les Caisses d'allocations familiales (CAF), au motif qu'ils ne pouvaient justifier de la régularité de l'entrée de leurs enfants sur le territoire national".

Pour la Halde, ce motif est "discriminatoire", seule "la régularité du séjour des parents" pouvant être exigée. La Halde a donc présenté ses observations devant les cours d'appel de Paris et de Versailles, qui ont ordonné le versement des prestations familiales aux familles.

La Halde recommande par ailleurs au ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports de modifier les dispositions du code de la sécurité sociale qui sont contraires à la Convention européenne des droits de l'Homme et à la Convention internationale des droits de l'enfant.

Publié par groupe.cimade63 à 15:57:26 dans La REALITE | Commentaires (1) |

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