La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".
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groupe cimade 63
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http://www.20min.ch/ro/life/lifestyle/story/Des--les-pour-refugies-climatiques-25639956
Au cours du XXIe siècle, le niveau des océans pourrait s'élever de près d'un mètre en raison du réchauffement climatique. Ce qui risque d'engloutir des îles comme les Bahamas et de menacer des régions côtières et des villes maritimes comme New York ou Monaco. Que faire des réfugiés climatiques? Le reloger sur des îlots artificiels. C'est le projet de l'architecte belge Vincent Callebaut. Ses villes «amphibies», qui flottent sur la mer, peuvent accueillir 50 000 habitants chacune.
Pour imaginer les Lilypads (nenuphar), il s'est inspiré des feuilles de nymphéas géantes d'Amazonie. Son idée consiste à les amarrer au large des Etats côtiers menacés par la montée des eaux, écrit le magazine Ça m'intéresse. Dotées d'un lagon central qui sert de ballast et de jardins suspendus, ces Ecovilles comporteront trois montagnes et trois marinas dédiées respectivement au travail, au shopping et aux loisirs. Bâties en fibres de polyester couvertes de dioxide de titane qui absorbe la pollution, les Lilypads seront autosuffisantes.
Sans émission de gaz à effet de serre, elles produiront plus d'énergie qu'elles n'en consommeront, grâce aux énergies renouvelables (solaire, éolien, vagues). Un monde façon le film «Waterworld», avec Kevin Kostner, version écolo.
Publié par groupe.cimade63 à 22:22:05 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.liberation.fr/societe/0101121167-c-est-mon-premier-jour-au-centre-de-retention
Mardi
C'est mon premier jour au CRA (centre de rétention administrative, ndlr) de Bobigny. A ma grande surprise, il n'y a pas que des Africains (noirs) et des maghrébins (arabes). Il y a des Chinois, des Russes et plein d'autres nationalités.
L'ambiance y est pas trop mal. On essaie de communiquer comme on peut avec des gestes, des signes, des sourires. Chacun a son cas, son dossier mais le problème est le même: nous sommes sous la menace de reconduite à la frontière.
Les chambres sont petites (autour de 12m2), il y a deux lits superposés. Il y a une salle TV, une cour arrière. On est en communauté, elle permet de se sentir moins seul et on s'échange les parcours, des conseils. Ce qui m'a étonné, c'est de voir qu'ici, il n'y a aucune tension entre les races. Le respect est de mise. La religion est respectée. Il y a des musulmans (pratiquants ou pas), des chrétiens, des athées. Tout le monde respecte les croyances de tout le monde.
Hier, il y avait un match de foot (Bayern-Lyon). J'ai été surpris de constater que malgré tout ce qui se passe dans la vie de chacun, les supporters de Lyon sont les plus nombreux.
Les toilettes et les douches sont nettoyées chaque jour mais elles se resalissent très vite. Etre enfermé, cela permet de réfléchir à sa situation et à ce que l'on veut dans la vie. On se remet aux choses simples de la vie. On apprécie chaque visite, chaque coup de fil, chaque échange avec l'extérieur. On se rattache à ce qu'on peut. On essaie d'oublier qu'on est en rétention administrative. On passe le temps en jouant aux cartes, au baby foot, en regardant la télé.
Vendredi
Aujourd'hui, il y a un retenu qui a été emmené à l'aéroport. Il n'a même pas été prévenu par les officiers. C'est la Cimade qui l'a informé. C'est dur de voir ça. La déception se lisait sur les visages.
J'ai eu la déception aussi de voir mon appel rejeté (par le juge administratif chargé de se prononcer sur la validité de la mesure d'expulsion du territoire français, ndlr). J'étais déçu mais bon on en fera un autre. J'espère que celui-là aboutira.
Il y a eu une fouille des locaux tout-à-l'heure après le repas de midi. Ils ont trouvé des stylos, des briquets. Les stylos sont interdits mais pas les couteaux en plastique. Ca se voit que ceux qui font le règlement pensent à tout. Un stylo c'est tellement dangereux...
J'ai rendez-vous en début de semaine prochaine pour aller à mon ambassade. Ils doivent vérifier mon identité et par la même occasion demander un laissez-passer pour me reconduire dans mon pays. On verra bien ce qui peut se passer. Mardi c'est tellement loin quand on est en rétention.
Publié par groupe.cimade63 à 22:16:52 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.ladepeche.fr/article/2007/10/05/25989-Rodez-A-3-ans-prive-une-nuit-de-ses-parents.html
Contactée ce jeudi, vers 12 h 30, par « La Dépêche du Midi », la préfecture de l'Aveyron a indiqué qu'Édik et Yana « vont faire l'objet d'une reconduite à la frontière ». En réalité, la procédure concernant ce couple de réfugiés originaires d'Azerbaïdjan et leur enfant en bas âge a été engagée, hier, vers 11 heures. Soit au terme de 24 heures de garde à vue au commissariat de police de Rodez pour les parents, et autant de temps passé sans eux pour le garçon âgé de 3 ans (cf. notre édition d'hier). Sans que quiconque, pendant ce délai, soit tenu informé des événements.
Sollicité par notre titre, Jean-François Chauvet, le directeur du centre d'accueil des demandeurs d'asile d'Onet-le-Château, où vivait cette famille depuis le 5 septembre 2005, a accepté, hier soir, de revenir sur cette affaire.
Que s'est-il donc passé mercredi matin ?
Le hasard a voulu que je me retrouve à la préfecture à ce moment-là. C'est vers 11 heures que j'ai été informé que ce couple était convoqué, pour un motif qui m'était inconnu, au commissariat de police. Ils y sont allés confiants et ils ne sont pas rentrés de la journée.
Qu'avez-vous donc fait ?
Au bout d'un moment, j'ai appelé la police pour leur demander ce qui se passait. C'est là que j'ai appris que cette famille était en garde à vue pour séjour en situation irrégulière sur le territoire national. On m'a ensuite parlé de l'enfant. C'est à ce moment-là que j'ai prévenu que le garçonnet, qui était resté au centre, ne serait remis qu'aux parents où à une personne dûment mandatée.
Cette personne est-elle arrivée ?
Uniquement en début de soirée. Mais comme l'enfant était en situation de panique totale, il n'a pas été possible d'appliquer la mesure de placement. Le garçon a donc passé toute la nuit au CADA en compagnie de personnes qui l'ont rassuré.
Quand a-t-il retrouvé ses parents ?
Ce jeudi, en fin de matinée, lorsque la police a ramené ses parents au centre afin qu'ils retrouvent leur enfant, prennent quelques affaires dans un sac et partent ensemble vers le centre de rétention administrative de Toulouse.
Que vous inspire cette histoire ?
Je répondrais uniquement en donnant ma position de citoyen. Ce n'est donc absolument pas le directeur du CADA qui parle.
Il existe une loi et que celle-ci doit s'appliquer. Mais j'estime que la méthode doit davantage respecter les gens. Cette famille a été traitée comme de véritables clandestins, ce qui n'est absolument pas son cas. Le préfet - et c'est son droit le plus strict - peut refuser de les autoriser à rester en France. Mais il pouvait leur signifier une OQTF, obligation de quitter le territoire français, tout en leur accordant le délai de trente jours pour qu'ils puissent préparer leur départ. Là, la façon dont ils ont été placés en garde à vue et conduits au centre de rétention est digne d'une rafle.
Édik et Yana sont nés en Azerbaïdjan mais sont d'origine arménienne. À la fin des années '80, ils fuient leur pays pour aller en Russie où ils sont menacés d'expulsion en 2005. Ils arrivent donc à Onet le 5 septembre et demandent l'asile politique. Celui-ci est refusé en août 2006. Puis leur recours est rejeté en juin dernier. Le couple, autorisé à rester en France jusqu'au 22 juillet, demande donc au préfet une autorisation exceptionnelle de séjour. Il va même jusqu'à fournir des éléments d'intégration, dont une promesse d'embauche pour Édik. Mais la procédure d'instruction du dossier est longue et le visa expire. Édik et Yana attendent mais sans la moindre nouvelle de la préfecture. Jusqu'à ce mercredi.
Publié par groupe.cimade63 à 22:13:22 dans ALERTE : La République dégénère ! | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/03/le-budget-2009-prevoit-42-millions-d-euros-pour-les-expulsions-de-sans-papiers_1102928_823448.html
La prévision de crédits pour parvenir à l'objectif de 26 000 reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière s'élève à 42 millions d'euros, selon le programme "immigration et asile" du projet de loi de finances 2009, présenté le 26 septembre par le ministre du budget Eric Woerth.
Le texte précise par ailleurs qu'"il apparaît qu'avec 17 210 reconduites au 30 juin 2008, l'objectif [de 26 000 reconduites à la frontière] sera dépassé pour l'année". En ce qui concerne les mesures d'éloignement, la prévision de crédits est de 42 millions d'euros, avec 39 millions pour les frais de billetterie (le coût moyen d'un billet étant estimé à 1 500 euros) et 3 millions pour la location d'avions. Le montant moyen d'une expulsion est ainsi évalué à 2 186 euros.
BUDGET EN BAISSE POUR LE MINISTÈRE DE L'IMMIGRATION
Pour la rétention administrative, le montant de la dotation prévue pour 2009 est de 28,8 millions d'euros. A la mi-année, 1 538 places étaient gérées par la police et 434 par la gendarmerie, 2 030 places au total étant prévues pour 2009. Le coût moyen d'une place en rétention est de 38,84 euros par jour.
Par ailleurs, le coût estimé du nouvel appel d'offres lancé par le gouvernement pour les missions d'information et d'assistance juridique dans les centres de rétention est de 15 millions d'euros sur trois ans. Le marché public actuel, souscrit avec l'association Cimade, était, dans la loi de finances 2008, d'un montant de 4,56 millions d'euros, soit 57 790 euros par intervenant de la Cimade.
Le programme "immigration et asile" est globalement doté de 436 millions dans le projet de loi de finances 2009, lequel prévoit une enveloppe globale de 513,8 millions d'euros pour le ministère de l'immigration, soit une forte baisse (de 96,2 millions, - 15,7 %) par rapport à l'année passée, qui avait vu la création du ministère.
Publié par groupe.cimade63 à 22:10:57 dans ALERTE : La République dégénère ! | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.liberation.fr/societe/0101121048-sarkozy-montre-a-l-electorat-fn-qu-il-pense-a-lui
Emmanuel Todd est historien et démographe. Il publie début novembre un essai intitulé Après la démocratie (Gallimard), dans lequel il est notamment amené à analyser l'utilisation de la question des immigrés par Nicolas Sarkozy.
Il faut revenir à l'équation fondamentale du sarkozysme qui est de taper sur les faibles pour faire oublier qu'on est copain avec les forts. L'irruption du sarkozysme, ça a été la récupération de l'électorat du Front national suivi des avantages fiscaux pour les plus riches. Dix-huit mois après l'élection, il est clair que cette présidence est désastreuse sur tous les fronts économiques, que ce soit la baisse du niveau de vie - ou, comme on dit pudiquement de nos jours, du pouvoir d'achat - ou la hausse du taux de chômage. La tentation est donc grande, pour le sarkozysme, de se ressourcer dans son domaine d'excellence : la désignation de boucs émissaires. Il est vraisemblable que le gouvernement se moque éperdument des résultats concrets, au demeurant tout à fait marginaux, de sa politique d'expulsion de personnes sans papiers. Le but de l'opération apparaît bien plutôt de montrer à l'électorat du Front national qu'on pense à lui et qu'à défaut de faire du bien aux Français, on peut quand même faire du mal aux étrangers en situation irrégulière.
Oui, et la manœuvre met d'ailleurs les associations de défense des sans-papiers dans une situation très difficile, parce qu'elle les instrumentalise et tente d'en faire les soutiens involontaires de la politique du gouvernement. Ces associations ont le devoir de défendre les droits des personnes placées dans des centres de rétention, mais, ce faisant, elles servent de caisse de résonance à la stratégie sarkozienne de désignation des plus faibles comme cause fantasmatique des problèmes de la société française. De même, le risque est grand de voir la gauche et notamment les socialistes, qui ne brillent pas eux-mêmes par leur capacité à construire des solutions à la crise mondiale du capitalisme, s'engouffrer dans la dénonciation de la politique de Brice Hortefeux, trop contents de se donner l'illusion d'une raison de s'opposer sans restrictions. C'est un peu ce qui s'était passé lors de l'épisode précédent, les tests ADN, qui avaient permis à la gauche de se mobiliser au Zénith et de continuer à ne pas avoir de programme économique.
C'est là que le problème devient historiquement passionnant. Car je pense que le gouvernement interprète de travers son succès électoral de 2007. Une analyse détaillée révèle en effet que le transfert de l'électorat Front national vers le vote Sarkozy n'a pas concerné de façon homogène les différentes catégories socio-économiques : les commerçants se sont ralliés, oui, mais pas les ouvriers. Ce qui veut dire que la protestation économique est en train de reprendre l'avantage sur l'illusion identitaire.
La France est l'un des pays d'Europe où il y a le moins d'immigration. Savoir si l'on va renvoyer chaque année 25 000, 26 000 ou 27 000 personnes sans papiers, focaliser tous ses efforts sur 1 000 personnes de plus ou de moins, n'a strictement aucun sens par rapport aux problèmes de la société française. En vérité, le vrai défi pour Nicolas Sarkozy sera de justifier son obstination à chasser les sans-papiers au moment où la crise du capitalisme financier mondial, par son ampleur, démontre son incompétence économique et son impuissance à agir. La ficelle va apparaître comme vraiment trop grosse : attaquer la Cimade quand les plus grandes banques font faillite a vraiment quelque chose de pathétique.
Publié par groupe.cimade63 à 21:51:53 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
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