La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".
VENEZ NOUS REJOINDRE !!!
SOUTENEZ NOUS !!!
groupe cimade 63
permanence tous les mercredis matin
11 rue marmontel
63 000 Clermont Ferrand
tel : 04.73.93.79.30
mail : groupe.cimade63@club-internet.fr
Depuis le 20-02-2007 :
892177 visiteurs
Depuis le début du mois :
49678 visiteurs
Billets :
672 billets
CFDA (Coordination française pour le droit d'asile)
Au moment où les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, réunis à Paris les 15 et 16 octobre, viennent d'adopter le Pacte européen pour l'asile et l'immigration proposé par la présidence française, la CFDA (Coordination française pour le droit d'asile) rend publiques ses préoccupations à propos de l'évolution de la situation de l'asile en Europe dans une note intitulée « Bâtir une Europe de l'asile » : à quel prix ?.
Cette note, dans sa première partie, tire le bilan du dispositif normatif mis en place depuis le début des années 2000, et s'interroge sur les perspectives ouvertes par le futur Bureau d'appui européen, qui figure parmi les priorités du Pacte. La deuxième partie analyse les outils de la « dimension extérieure de la politique d'asile » et présente les risques que fait peser la politique de lutte contre l'immigration irrégulière sur le droit d'asile, par exemple avec les activités de l'agence européenne des frontières, FRONTEX, ou encore la banalisation de la détention des demandeurs d'asile.
Pour la CFDA, les instruments élaborés dans le cadre de cette « dimension extérieure » de l'asile sont à double facette : car derrière l'objectif affiché d'une meilleure protection des candidats à l'asile, ils peuvent en réalité constituer un obstacle supplémentaire à leur accès au territoire européen.
INTRODUCTION
I - REGIME D'ASILE EUROPEEN COMMUN
II DIMENSION EXTERIEURE
Publié par groupe.cimade63 à 11:18:20 dans EUROPE | Commentaires (0) | Permaliens
Monsieur le Ministre,
Vous avez réformé l'été dernier, par décret, les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de rétention administrative (CRA).
Cette réforme, telle qu'elle est engagée, n'est pas acceptable et nous vous avons demandé d'y renoncer. Nous avons en effet la conviction profonde que votre démarche ne peut qu'aggraver dramatiquement les situations vécues par les retenus en même temps que dégrader substantiellement ces conditions d'intervention.
Nous vous en avons exposé les raisons :
Cette volonté d'entraver l'action de la société civile est d'autant plus inquiétante qu'elle intervient dans un contexte marqué par une « politique du chiffre » en matière d'éloignement des étrangers et les menaces contenues dans la « directive retour » adoptée par le Parlement Européen, qui allonge lourdement la durée de la rétention.
A ce jour, suite à nos demandes de concertation, nous avons recueilli de votre part des réponses qui n'en sont pas. Vos services se sont limités à apporter quelques précisions qui confirment par ailleurs les termes de la réforme engagée. Cette conception du dialogue nous apparaît totalement inadéquate au regard des enjeux de droit, de démocratie et tout simplement d'humanité qui sont en cause.
Car si elle devait s'appliquer, votre réforme se traduirait - quelle que soit la qualité du travail associatif engagé - par une multiplication de drames humains, une dégradation tragique des situations individuelles et familiales, la production d'injustices dont vous savez comme nous qu'elles ne peuvent être évitées que par l'expérience et l'engagement des intervenants. En quelques jours, des dizaines de milliers de citoyennes et de citoyens ont signé une pétition vous demandant instamment de renoncer à votre réforme. Par ailleurs, saisi par les soins de certains d'entre nous, le tribunal administratif en a examiné l'un des volets et a ordonné la suspension immédiate de l'application de votre appel d'offres.
Ce contexte, Monsieur le Ministre, rend absolument nécessaire l'ouverture d'une concertation. Sachez saisir cette occasion de faire respecter les principes d'application des droits fondamentaux dans la rétention administrative. A défaut, vous porteriez l'entière responsabilité de l'aggravation des manquements que nous dénonçons déjà depuis longtemps.
Premiers signataires :
ACAT-France, ACT-UP, ADDE
(association de défense du droit des étrangers), Amnesty International Section
française, ANAFE, APSR (Association pour les Personnels de santé réfugiés),
ATTAC, CCFD, CERAS (Centre de recherche et d'action sociale), CFDT, CGT, CIMADE,
COMEDE, Comité d'aide aux réfugiés, Comité Tchétchénie, CRID (Centre de
recherche et d'information pour le développement)
Publié par groupe.cimade63 à 11:16:32 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
Migreurop
Moins de trois mois après l'adoption par le Parlement européen de la directive « retour », qui institutionnalise l'enfermement généralisé des étrangers, les mesures prises par les Etats européens s'inscrivent dans cette même logique d'enfermement et de criminalisation et des étrangers.
Ainsi en Italie, où depuis des années on décrète à chaque occasion l'« état d'urgence » au prétexte d'une menace d'invasion, le Conseil des ministres vient de décider de doubler le nombre de centres de détention où sont placés les étrangers qu'on veut expulser. Depuis le mois de juillet, les militaires ont rejoint la police et la gendarmerie dans ces CIE (centres d'identification et expulsion - ex CPT centres de permanence temporaire), où les associations n'ont qu'un accès très limité. Le Ministre de l'Intérieur Maroni a aussi exprimé l'intention du gouvernement de créer des centres fermés pour interner les demandeurs d'asile et de porter à 18 mois la durée de la détention, aujourd'hui limitée à 60 jours.
L'allongement des délais est également à l'ordre du jour en Espagne, où les témoignages dénonçant la violence policière sont récurrents, alors que les associations se voient refuser le droit d'accès aux centres fermés pour étrangers qu'elles réclament depuis longtemps.
En France, alors que les associations dénoncent les
conséquences de la politique du chiffre menée par le gouvernement en matière
d'éloignement, celui-ci veut mettre fin à la mission de défense des droits des
étrangers et de témoignage assurée jusqu'ici par la Cimade dans les CRA. En
réduisant cette mission à une mission d'information, en la transformant en un
marché concurrentiel ouvert à des prestataires de services soumis à des
obligations de neutralité et de confidentialité
Les mises en garde des nombreuses voix qui se sont élevées contre la directive retour étaient fondées : au nom de la lutte contre l'immigration irrégulière, et au prétexte de répondre aux attentes de l'opinion publique, la détention est en train d'être érigée en système, dans le cadre d'une redoutable harmonisation européenne de l'enfermement des migrants. Si nous restons inactifs, l'allongement des délais, la déshumanisation et l'opacité seront la norme dans tous les lieux d'internement administratif pour étrangers.
Les camps d'étrangers sont l'épicentre de multiples atteintes aux droits fondamentaux. Ne laissons pas tirer sur eux un rideau de silence. Les associations et la société civile ont le droit de savoir ce qui s'y passe.
A l'heure où l'Europe renforce ses dispositifs de contrôle et de détention les associations rassemblées dans le réseau Migreurop lancent une campagne pour exiger un droit de regard sur ces lieux de détention des étrangers en vue :
Voir aussi l'Appel de
Migreurop pour un droit de regard dans les lieux
d'enfermement
Publié par groupe.cimade63 à 11:12:40 dans EUROPE | Commentaires (0) | Permaliens
(...)
> La suite de
l'article est à l'adresse
http://www.gisti.
Publié par groupe.cimade63 à 11:09:24 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
LETTRE OUVERTE de la FNARS
Devant la multiplication des interpellations d'étrangers au sein
de structures et de foyers d'hébergement de la région,
la Fnars Midi-Pyrénées interpelle les pouvoirs publics et l'opinion
Ces derniers mois, des interpellations d'étrangers ou des tentatives d'interpellations, effectuées par les
forces de police, se sont produites à plusieurs reprises au sein et aux abords de structures d'hébergement
de la région. Ce phénomène nouveau, qui s'est accéléré ces dernières semaines, appelle une réaction et
une clarification de la part de la Fnars Midi-Pyrénées, qui fédère 85% des centres d'hébergement de la
région.
La Fnars rappelle que les structures d'hébergement ont pour mission d'accueillir, d'héberger et
d'accompagner les personnes et les familles qui connaissent de graves difficultés, notamment sociales,
économiques, de logement, de santé ou d'insertion. Ces établissements remplissent une mission de
service public qui leur est confiée par l'État. Aucune condition de régularité de séjour n'étant posée par
les textes, toute personne à la rue, qu'elle soit française ou étrangère, en situation administrative
régulière ou non, peut être prise en charge au sein du dispositif d'hébergement régional si sa situation le
nécessite. Ces personnes sont hébergées en toute légalité avec l'accord des autorités.
La Fnars rappelle que les interpellations menées au sein des structures d'hébergement sont strictement
réglementées. Elles ne peuvent être réalisées que dans les cas de flagrant délit, sur commission rogatoire
d'un juge d'instruction ou réquisition du procureur. A défaut, les forces de police doivent solliciter
auprès du directeur l'autorisation d'entrer dans les locaux et recueillir son « assentiment exprès ». Les
directeurs des centres d'hébergement sont donc en droit de s'opposer à l'entrée des forces de police au
sein des locaux du centre d'hébergement, en dehors des cas strictement prévus par la loi.
La Fnars dénonce la violence de certaines interpellations qui se sont récemment produites,
traumatisantes pour les personnes directement concernées, mais également pour les autres personnes
hébergées et les personnels des structures d'hébergement qui en ont été les témoins.
Enfin, au-delà de la situation individuelle dramatique de ces personnes et de ces familles, accompagnées
et suivies parfois depuis longtemps par des associations et des personnels sociaux, ces pratiques
interrogent fortement la Fnars et ses adhérents car elles constituent une remise en question de la mission
du travail social. Quel rapport de confiance pourra être établi avec les personnes accueillies dans nos
établissements et nos structures, si le fait de bénéficier de nos services se retourne contre elles ? Ne vontelles
pas être poussées à encore plus de clandestinité amenant de fait une plus grande précarisation,
entraînant de nouveaux drames humains ? Dans de telles conditions, quel est désormais le rôle assigné à
nos structures d'accueil et que devient le sens du travail des équipes sociales ?
En conséquence :
La Fnars Midi-Pyrénées demande à l'Etat de respecter strictement le cadre légal de la réglementation en
la matière, et de renoncer à toute forme de pression sur les gestionnaires et les personnels des structures
d'hébergement alors qu'ils ne font que respecter le cadre de leurs droits et du contenu de la mission qui
leur est confiée.
Dans tous les cas où ces conditions légales ne seraient pas strictement remplies, la Fnars Midi-Pyrénées
demande aux associations adhérentes de son réseau de s'opposer formellement, comme la loi les y
autorise, à toute intrusion des forces de police et d'agents de la préfecture au sein des locaux
d'hébergement.
Au-delà de ces questions de légalité, la Fnars Midi-Pyrénées demande à l'Etat, au nom de l'éthique, du
sens et des missions du travail social, que soit à nouveau respectée, comme cela a toujours été le cas par le
passé, l'étanchéité entre les missions de service public relatives à la solidarité et à la mise à l'abri des
personnes à la rue, et le contrôle et la gestion des flux migratoires.
Enfin, la Fnars Midi-Pyrénées demande à l'Etat de respecter les droits et la dignité des personnes
interpellées.
La Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale (Fnars) regroupe des
organismes et associations autonomes qui ont en commun la volonté d'aider les plus démunis et de faire
bouger la société pour faire reculer l'exclusion. La Fnars Midi-Pyrénées fédère aujourd'hui 84
associations, qui gèrent ensemble près de 110 établissements et services (CHRS, services d'accueil et
d'orientation, services d'urgence, structures d'insertion par l'activité économique, services de
relogement, d'accompagnement social lié au logement, résidences sociales, lieux de vie, maisons relais,
etc.). La Fnars fédère 85% des structures d'hébergement de la région Midi-Pyrénées.
Contact :
Fnars Midi-Pyrénées / 05 34 31 40 29 / fnars.midi-pyrenees@wanadoo.fr
Publié par groupe.cimade63 à 11:07:30 dans La REALITE | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| >>
Commentaires