• les permanences

    Catherine GROLLEMUND, bénévole à la CIMADE de Clermont-Ferrand

     

    Les personnes étrangères accueillies chaque mercredi à la permanence de la CIMADE de Clermont-Ferrand ont représenté, en 2009, 57 nationalités.

    Beaucoup arrivent des états des Balkans (Kosovo, Albanie, Serbie, Macédoine, Montenegro, Arménie) de l'Est du continent européen (Tchétchénie, Ingouchie, Georgie, Biélorussie, Ukraine) ou du Proche-Orient (Turquie, Irak, Iran, Afghanistan).

    D'autres viennent de plus loin (Mongolie, Tibet, Corée du Nord, Sri-Lanka).

    Plus proches de nous, certains arrivent d'Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie) ou d'Afrique sub saharienne (Congo ou République démocratique du Congo, Cameroun, Guinée, Ouganda, Tchad, Soudan, Somalie...).

     

    Des français aussi viennent à la permanence car, pour une raison ou une autre, leur lien avec un étranger nécessite de l'aide et du conseil.

     

    Toutes ces personnes arrivent pleines de l'espoir d'être écoutées et aidées...

     

    Et nous les bénévoles, que faisons nous de ce monde entier qui vient à notre rencontre?

     

    Première difficulté que nous rencontrons: la langue! Ils viennent de partout et veulent qu'on les écoute.

    Comment communiquer avec tous? Eux qui ne parlent pas français, pas anglais, alors que nous ne parlons pas tamoul, pas russe, pas albanais, pas turc? Certains parlent plusieurs langues, mais pas la nôtre!

     

    Et, quand on a trouvé un interprète, comment expliquer les procédures complexes et souvent contradictoires?

    Comment orienter parmi les différents services administratifs qui vont traiter les dossiers, chacun pour soi, et sur plusieurs plans : social, médical, réglementaire, judiciaire.

     

    Alors que leurs enfants vont à l'école, qu'eux-mêmes ont une promesse d'embauche, que leur femme est soignée ici, que leur père vit en France depuis 40 ans..comment expliquer que rien n'est sûr, qu'il va falloir "se battre", être persuasif, patient, et peut-être recevoir, un jour, une obligation de quitter le territoire français...

     

    C'est avec ces défis à relever chaque semaine que nous recevons ces étrangers qui nous sont proches et que nous tentons, à notre mesure, avec d'autres associations, d'autres partenaires, de les accompagner dans toutes ces démarches.