• l accueil

    Au cours de l'année 2009, 910 personnes ont été reçues en entretien et/ou accompagnées dans leurs démarches par les bénévoles de la cimade.

    532 dossiers différents ont été traités.

     

    Que demandent elles?

    Il faut distinguer ceux qui demandent l'asile et ceux qui ont besoin d'un titre de séjour en France. Les procédures administratives ou judiciaires ne sont pas le mêmes, même si les personnes sont évidemment très semblables dans leur demande d'aide.

     

    Les demandeurs d'asile fuient leur pays à cause de persécutions subies parfois depuis des années.

    La guerre, mais aussi les injustices liées à l'ethnie minoritaire ou perdante, la persécution religieuse, la vengeance privée, qui persiste parfois sur plusieurs générations successives, la maltraitance contre les femmes ou les homosexuels, la volonté meurtrière de faire taire les journalistes, la pression de groupes maffieux, font que des jeunes adultes, pour la plupart, se décident à fuir leur pays, aidés souvent financièrement par leur groupe familial qui espère qu' au moins l'un d'eux pourra survivre.

    - Les demandeurs d'asile demandent de l'aide

    • pour rédiger leur dossier de demande d'asile envoyé à l'OFPRA (office français de protection des réfugiés et demandeurs d'asile)

    • pour obtenir un interprète,

    • pour acheter un billet de train et se rendre à la convocation en région parisienne,

    • puis pour rédiger avec nous et souvent un interprète, le recours devant la CNDA (commission nationale des demandeurs d'asile),

    • pour obtenir l'aide juridictionnelle, et de nouveau obtenir un billet de train, savoir s'ils ont besoin d'un avocat, être accompagné à la préfecture, une aide en cas d'OQTF (obligation de quitter le territoire français), etc...

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    Comment écouter et recevoir un récit douloureux, demander des précisions, des détails, sans faire resurgir des épisodes insupportables?

    Comment les préparer au fait qu'on ne les croira pas? Puisqu'ils n'ont aucune preuve, pas de dépôt de plainte à la police, à la milice, à l'armée souvent complices de ceux qui les ont torturés ou terrifiés? Que les séquelles physiques ou psychologiques ne sont pas toujours reconnues?

     

    Comment leur faire comprendre qu'il y a en France aussi des "sans-logis" et qu'ils n'auront pas toujours une place pour dormir au chaud?

    Comment expliquer qu'aider un "sans -papier" est passible d'amende en France?

    Les bénévoles tentent de faire respecter les droits inscrits dans les textes signés, d'identifier la bonne pratique, de faciliter ou d'accompagner les démarches, d'argumenter et de proposer une solution correcte et acceptable par ceux qui vont, enfin, prendre la décision.