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cimade 63 - immigration

aider les migrants, promouvoir une politique d'immigration humaniste

Présentation

La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".

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Ban : Les droits des migrants doivent être mieux protégés | 05 novembre 2009

Des garde-côtes espagnols donnent des instructions après avoir intercepté un bateau de clandestins au large de l'île de Tenerife.

4 novembre 2009 – Alors que le nombre de migrants dans le monde ne cesse d'augmenter, il est plus que jamais important que les Etats garantissent leurs droits, a déclaré mercredi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'un forum sur la migration et le développement à Athènes.

 

« N'oublions jamais qu'à la fin les politiques et les lois sont vraiment à propos des gens et des valeurs », a dit M. Ban dans un discours à l'ouverture de ce forum. Il a noté que le nombre de migrants internationaux n'avait jamais été aussi élevé, avec 214 millions de gens vivant en dehors de leur pays de naissance.

 

Mettant en avant les aspects positifs qu'une telle mobilité peut générer, il a estimé que lorsqu'elle est bien gérée, la migration mondiale améliore grandement le bien-être et le développement humain. Par ailleurs, les migrants contribuent au développement dans leurs pays d'origine en transférant de l'argent et en transmettant de nouvelles idées et de nouvelles technologies.

 

En outre, dans les pays de destination, les migrants répondent aux besoins du marché du travail et rendent l'économie plus productive.

 

« A travers le monde, la migration est souvent le sujet d'un débat intense, provoquant des tensions sociales, agitant les extrêmes politiques, soufflant les flammes de la discrimination et de la haine », a-t-il noté. « On ne peut pas encore dire que les gens réalisent vraiment le potentiel en matière de développement de la migration internationale. On ne peut pas encore déclarer que les droits des migrants sont pleinement respectés »

 

Le Secrétaire général a noté que les conditions dans lesquelles de nombreux migrants se déplacent et vivent continuent d'être dangereuses, que le trafic d'êtres humains et l'exploitation sexuelle sont des réalités inquiétantes et que dans de nombreuses parties du monde des travailleurs migrants sont encore confrontés à des conditions de travail choquantes.

 

M. Ban a réitéré l'importance de promouvoir et de protéger les droits humains de base de tous les migrants, quelque soit leur statut légal, lors d'une conférence de presse avec la vice-ministre grecque de l'intérieur, Teodora Tzakri.

 

Lors de sa visite à Athènes, le Secrétaire général a également rencontré le Président Karolos Papoulias et le Premier ministre George Papandreou, avec qui il a discuté du changement climatique, de Chypre, de l'ancienne République yougoslave de Macédoine et des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Il a noté que son envoyé personnel pour les pourparlers entre la Grèce et l'ancienne République yougoslave de Macédoine, Matthew Nimetz, était prêt à reprendre les discussions sur le nom de l'ancienne République yougoslave de Macédoine quand les deux parties seront prêtes. Le Secrétaire général s'est félicité que la Grèce se soit déclarée prête à soutenir pleinement le rôle de facilitation de M. Nimetz. Ce dernier a indiqué qu'il avait proposé des rencontres communes ou séparées à New York à des dates à déterminer.

Avant de repartir de Grèce, M. Ban devait également prononcer jeudi un discours devant le Parlement grec.

 

 

News Tracker: autres dépêches sur la question

PNUD : La migration peut améliorer le développement humain

 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20515&Cr=migrants&Cr1=

Publié par groupe.cimade63 à 10:00:46 dans La REALITE | Commentaires (0) |

apport des travaileurs SP | 05 novembre 2009

http://www.hns-info.net/spip.php?article20157

COTISATIONS SOCIALES, TVA, IMPOTS SUR LE REVENU :

HALTE AU RACKET SUR LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS

Nos trois organisations dénoncent les spoliations dont sont victimes les travailleurs sans-papiers à travers les impôts, à savoir :

1/ Par le paiement de la TVA, principal impôt supporté par les couches populaires, dont les dizaines de milliers de travailleur(se)s sans-papiers contraints au travail dissimulé.

2/ Par l’impôt sur le revenu concernant les travailleurs sans-papiers qui travaillent avec leur propre identité.

3/ Par un prélèvement indirect quand les travailleurs utilisent une identité d’emprunt. En effet, ceux qui prêtent leur identité se retrouvent avec des revenus supplémentaires à déclarer d’une ou plusieurs personnes (en général de leur famille) et donc se situent dans des tranches d’imposition à taux fort. Les sans-papiers se partagent ensuite la dette de la personne en règle qui leur a permis d’utiliser son identité. Ces montants sont énormes car l’impôt est progressif.

Ce phénomène a été aggravé par l’obligation faite aux employeurs depuis le 1er juillet 2007 de déclarer à la préfecture de police les salariés qu’ils embauchent. Suite à ces déclarations, les employeurs, pour être en règle administrativement, ont dû très souvent licencier les sans-papiers travaillant dans leurs entreprises... puis les ont réembauchés « au noir » ou sous un autre nom. A travers ce processus, le gouvernement, en parfaite hypocrisie, incite à pourvoir le travail illégal qu’il est censé combattre mais encaisse en fermant les yeux le produit du labeur de ces travailleurs surexploités.

Bien que des sommes très importantes rentrent dans les caisses de l’Etat, celui-ci ne reconnaît à ces travailleurs aucun des droits qui sont reconnus aux autres contribuables. La Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 liait citoyenneté et paiement de l’impôt. On en est loin.

D’autres formes de racket ont lieu.

Par exemple, sur les cotisations versées à la sécurité sociale.
Aucune somme n’est reversée aux sans-papiers. Quant aux caisses de retraite, elles ne bénéficieront jamais aux travailleurs sans-papiers qui perdent ainsi dix ou quinze ans de cotisation et seront réduits au minimum vieillesse quand ils arriveront à la retraite, s’ils y parviennent.

Autre exemple : la taxe ANAEM (Agence Nationale d’Aide aux Etrangers et Migrants) de 900 euros, exigée des patrons qui embauchent des sans-papiers régularisés, est souvent payée par les sans-papiers eux-mêmes, en liquide bien sûr. On peut ainsi calculer qu’à travers les quelque 3000 régularisations obtenues par la lutte des travailleurs sans-papiers lancée par Droits devant !! et la CGT le 15 avril 2008, c’est environ 3 millions d’euros que, là encore, l’Etat français récupère sur le dos des sans-papiers.

Les travailleurs sans-papiers sont la population travailleuse la plus fragile et la plus exposée. Rackettée par l’Etat, elle est utilisée par les patrons pour installer les "délocalisations sur place" de branches de l’économie qui ne peuvent pas être déplacées : nettoyage, chantiers, restauration, etc.

POUR QUE CESSENT L’HYPOCRISIE, LA REPRESSION, LA SUREXPLOITATION, LE NON DROIT :
REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES TRAVAILLEUR(SE)S SANS-PAPIERS

Publié par groupe.cimade63 à 09:47:44 dans La REALITE | Commentaires (0) |

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