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| 01.08.2008 | 14:42
Quatre immigrées en situation irrégulière qui
manifestaient devant la mairie d'Asnières pour obtenir un logement ont été
placées en garde à vue. La préfecture a indiqué étudier les procédures pour un
éventuel éloignement du territoire.
Huit femmes
immigrées qui s'étaient installées mercredi avec leurs enfants devant la mairie
d'Asnières (Hauts-de-Seine) pour réclamer un logement ont été interpellées jeudi
soir et placées en garde à vue, a-t-on appris vendredi 1er août de plusieurs
sources.
La préfecture des Hauts-de-Seine a indiqué que sur les huit femmes
interpellées, quatre, en situation irrégulière, se trouvaient toujours en garde
à vue au commissariat d'Asnières.
La préfecture étudie actuellement les
procédures pour voir si elles peuvent être éloignées du territoire.
Quant
aux enfants, six ont été confiés à un substitut du procureur de Nanterre pour
être placés dans en foyers d'accueil.
10 familles ont trouvé des
solutions d'hébergementCes femmes, pour la plupart de
nationalité ivoirienne, s'étaient installées mercredi devant la mairie
d'Asnières pour protester contre la fin, le 31 juillet, de leur prise en charge
dans des hôtels sociaux, dans le cadre d'une convention avec la Direction
départementale des affaires sanitaires et sociales des Hauts-de-Seine (DDASS
92).
Ces familles étaient hébergées dans ces hôtels de la région parisienne
depuis septembre 2007, l'hôtel qu'elles occupaient jusqu'alors ayant été déclaré
insalubre un mois auparavant.
Selon la préfecture, l'opération policière a eu
lieu à la demande du maire socialiste d'Asnières, Sébastien Pietrasanta.
Si
le maire reconnaît avoir demandé le concours de la police pour faire évacuer ces
familles pour lesquelles il n'y a pas de solution de relogement, il se défend en
revanche d'avoir demandé leur arrestation et leur éloignement du
territoire.
Selon la mairie, d'autres familles - en situation régulière -
expulsées de l'hôtel insalubre à l'été 2007 ont vu leur prise en charge
prolongée jusqu'au 31 octobre 2008.
"D'ores et déjà, 10 familles soit 16
personnes ont trouvé des solutions d'hébergement pérenne. Pour huit familles,
soit 22 personnes, il est prévu d'intégrer (...) un logement d'ici le 31 octobre
2008", ajoute la mairie dans un communiqué.
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