• Le Conseil d'Administration de l'ANEF du Puy de Dôme réuni en date du 2 avril 2009 :

    1. Constate un déficit du compte administratif DDASS de 41 808,75 €.

    2. Attire l'attention des pouvoirs publics sur les difficultés de financement des mesures d'accueil,
    notamment pour les étrangers demandeurs d'asile.

    3. Constate que toutes les places disponibles, y compris celles réservées à l'urgence, sont
    systématiquement occupées et qu'en conséquence, le seul accueil possible s'effectue dans le milieu
    hôtelier.

    4. Constate que cette situation engendre des coûts d'hébergement non compatibles avec les sommes
    allouées annuellement au S.A.O. pour faire face à la demande (pour exemple, pour l'année 2008).

    5. Déplore que cette situation ne permette plus un hébergement dans la dignité, ni un suivi correct des
    situations par les professionnels.

    Demande que cette situation soit très rapidement assainie, au risque d'une obligation
    de refus de prise en charge de nouvelles familles avec comme date limite le jeudi 30 avril 2009.


  • http://alerte63.unblog.fr/tag/agenda/reunions-alerte/

     

     


  • La première édition de ce guide avait pour objectif de donner des premières indications à ceux (personnels de l'Education nationale, parents d'élèves ou militants associatifs ou syndicaux, voire élèves eux-mêmes), qui découvraient, souvent avec stupeur, qu'un élève ou un jeune de leur entourage était sans papiers et menacé d'expulsion au premier contrôle de police.

    Aujourd'hui le Réseau Education Sans Frontières a plusieurs années d'existence. Les militants et citoyens qui s'en réclament sont présents dans toute la France et parfois au- delà de nos frontières, les organisations et associations qui participent à son action ou la soutiennent se sont multipliées, des collectifs ont surgi partout dans les villes, les quartiers, parfois les villages, structures durables de solidarité ou regroupements conjoncturels liés à la défense, non seulement des jeunes scolarisés, mais des enfants et de leurs familles. Et de multiples actions ont été menées, souvent avec succès, pour obtenir des régularisations, empêcher des expulsions.

    Car l'obsession de la « maîtrise des flux migratoires », c'est à dire de la fermeture des frontières, la tentation de flatter la xénophobie pour conquérir des voix, le phantasme de l'étranger menaçant « l'identité nationale », se sont traduits par de nouveaux durcissements de la législation, qui pénalisent notamment le droit à la vie familiale.

    Pire, la répression a été aggravée par la fixation de quotas sans cesse plus élevés en matière d'interpellations et de reconduites à la frontière. Une véritable « chasse aux sans-papiers » se mène au prix de terribles dérives : examens baclés des dossiers dans les préfectures, interpellations au domicile, à proximité des écoles ou dans les préfectures, multiplication des contrôles au faciès et des rafles dans les quartiers populaires, etc. Une traque qui a déjà provoqué des drames insupportables, de la chute d'Ivan à la mort de Chulan et de Baba Traore, tentant d'échapper à une intervention ou un contrôle de la police.

    Mais face à cette mécanique répressive, qui risque de la pourrir de l'intérieur, la société a réagi : plus de 130 000 citoyens ont signé la pétition « Nous les prenons sous notre protection » ; le film réalisé par les cinéastes « Laissez-les grandir ici ! » a été applaudi par des centaines de milliers de personnes ; partout des enseignants, des parents d'élèves, des militants, des élus, des artistes, des intellectuels, et le plus souvent de simples citoyens écrivent, signent des pétitions, manifestent, rendent visite aux sans-papiers en lutte dans leur entreprise, vont dans les préfectures ou les commissariats, se rendent sur les lieux des rafles ou dans les aéroports pour imposer une régularisation ou empêcher qu'un jeune soit arraché à l'avenir qu'il se construisait, que des parents soient privés d'un père ou d'une mère, qu'une famille retourne de force vers l'enfer ou simplement la misère qu'elle avait réussi à fuir...

    Ce guide n'offre pas de recettes : il tente, modestement, de mettre au service de ces mobilisations les acquis de l'expérience accumulée par tous et partout, de donner les outils, militants et juridiques, pour aider l'action de tous ceux qui refusent l'inacceptable.

    Il reste que, même si la solidarité citoyenne peut régler nombre de cas de jeunes ou de familles sans papiers - pas tous, hélas ! - , la question dépasse évidemment les situations individuelles et le cas par cas. Les drames que nous dénonçons, les souffrances qui attirent une sympathie légitime, révèlent une remise en cause de droits fondamentaux. C'est pourquoi l'élan de solidarité qui se manifeste à l'égard de ceux qui vivent, étudient ou travaillent à nos côtés, appelle, non seulement la régularisation, mais aussi la nécessaire abrogation des lois anti immigrés. Il dessine les contours d'une autre société, plus tolérante et plus respectueuse des individus, des droits et des libertés, celle que nous voulons laisser aux jeunes générations...
    juin 2008, RESF, 3ème édition, 100 pages, 5 € + 0 € de frais d'envoi
    >>> Cette publication est également téléchargeable en cliquant ici.

  • Si l'immigration « clandestine » donne lieu à une surenchère de chiffres des plus fantaisistes, les autres domaines touchant les étrangers n'échappent pas aux pires approximations en fonction des besoins médiatiques du moment : asile, immigration familiale, mariages mixtes sont ainsi traités à coup de pourcentages inventés. Même les morts, victimes de la guerre aux migrants sont au centre d'une guerre des chiffres.

  • Fruit d'une enquête nationale et nourri de nombreux témoignages, ce livre montre que la politique discriminatoire visant les enfants de famille sans papiers scolarisés en France a des effets sur la société française dans son entier, et plus particulièrement sur ses enfants. Il défend l'hypothèse selon laquelle, au-delà de la conscience de chacun, l'engagement au nom de la solidarité relève donc de la possibilité matérielle de vivre ensemble.

    http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article12415





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