• Chronique du 8 avril : rapport d'activité de la cimade 63

    Le groupe local de Clermont-Ferrand fait sienne la mission de service de la Cimade : accueillir, orienter et défendre les migrants. Devant les difficultés rencontrées par les étrangers, elle défend constamment la reconnaissance du statut de réfugié et les droits fondamentaux de la personne humaine. Le groupe local a tenu son assemblée générale le 9 Février 2013. Son engagement de solidarité active avec les migrants se traduit par des permanences d’aide juridique, des cours de français, des visites en prison, des actions de sensibilisation, des projets liés au logement et la participation à des collectifs regroupant de nombreuses autres associations et organismes engagés dans la défense des droits de l’homme.

     

    Les permanences d’aide juridique ont lieu sur Clermont-Ferrand à l’Eglise Réformée, dans le local mis à disposition au 13 rue Marmontel : le mercredi matin de 9h30 à 12h, le mercredi après-midi sur rendez-vous et le jeudi de 18h à 20h au centre associatif municipal Jean Richepin (avec le réseau d’aide aux étrangers qui regroupe plusieurs associations). De nombreux rendez-vous sont donnés en dehors de ces périodes pour permettre de compléter des dossiers. On peut souligner l’explosion continue du nombre d’heures de bénévolat, ainsi que celui des visites, des dossiers ou des demandes d’asile.

     

    Le volume horaire (en permanence et hors permanence) a quasiment triplé en 4 ans.

    2900h en 2012 ; 2000h en 2011 ; 1500h en 2010 ; 1150h en 2009.

    Le nombre de visites (entretien avec une personne) a plus que doublé en 3 ans

    1970 en 2012 ; 1500 en 2011 ; 900 en 2010

    Le nombre de dossiers (une personne peut avoir fait l’objet de plusieurs dossiers : demandeur d’asile, santé…) a également plus que doublé en 3 ans.

    1200 en 2012 ; 1000 en 2011 ; 580 en 210

    Le nombre de dossiers relatifs à la demande d’asile (hébergement, placement à l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides, recours à la Cour Nationale du Droit d’Asile, aide au récit…) est en constante, et forte, augmentation.

    670 en 2012 ; 570 en 2011 ; 370 en 2010

     

    Comme l’année dernière, l’augmentation des dossiers suivis n’est pas liée à l’ouverture de nouvelles permanences. Elle témoigne de la dégradation de la situation des migrants en général et en particulier de celle des demandeurs d’asile (effets de la régionalisation de la demande d’asile et du désengagement de l’Etat pour l’accompagnement des demandeurs d’asile). Les conditions de renouvellement de titre ou de régularisation sont plus restrictives. La population touchée par ces réformes est donc de plus en plus importante. Pour pouvoir davantage expulser, il faut augmenter la population expulsable, c’est statistique. Les interventions des bénévoles se maintiennent à un niveau très élevé dans le domaine du transport (convocation OFPRA ou CNDA Paris) et de l’hébergement.

    La France est régulièrement condamnée pour ses pratiques ou ses lois en la matière mais rien n’y fait. La logique qui prévaut dans ce pays en matière d’immigration depuis une dizaine d’années n’a pas changé. Elle fait de l’étranger un suspect à traquer et une menace à éloigner. Nous demandons un véritable changement maintenant. Parce que l’étranger est une chance pour la France, mais aussi un être humain dont les droits fondamentaux ne doivent plus être bafoués.