• Il subsiste aussi dans l’opinion une peur de l’invasion. Il y a environ 250 millions de personnes qui migrent dans le monde. Ce qui représente moins de 4 % de la population mondiale.

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  • L’élan populaire en faveur de l’accueil des réfugiés a provoqué la réaction de ceux qui voient dans l’étranger une menace bien pratique.

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  • Le 10 septembre dernier, des organisations non gouvernementales comme la CIMADE, l'ACAT, le CCFD, Emmaüs ou le Secours Catholique ont envoyé une lettre ouverte au Président de la République concernant l'accueil des réfugiés et des migrants en France et en Europe.

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  • Cet été 2015 aura été marqué par une mise en avant médiatique des morts sur la route des migrations humaines. Encore cette semaine avec la photo du petit Aylan.

    Les habitués de cette chronique savent bien malheureusement que ce n’est pas un phénomène de l’année. Depuis plus de 10 ans les ONG tiennent le décompte et alarment sur la situation.

    Mais les désordres du monde s’accentuent, les conflits, le terrorisme, l’absence d’Etats s’ajoutant aux désordres préexistants : écarts de richesse, inégalités des conditions humaines, pauvreté, le phénomène prend mécaniquement de l’ampleur. Il est de moins en moins possible de continuer à vivre là-bas, de moins en moins de contraintes s’exercent au départ. Et la fermeture des frontières n’a aucun impact sur l’exil. La nécessité ayant force de loi.

    Engluée dans une opinion publique soi-disant hostile aux étrangers, au lieu de faire preuve d’audace et de pédagogie, les pays européens ont plutôt eu tendance à réprimer ce mouvement :monter en puissance de Frontex, construction de murs de séparation, législation contraignante. Mais aujourd’hui, ce ne sont plus des hommes seuls qui migrent, ce sont des femmes, des familles, des enfants. Récemment nous avons été confrontés à la réalité : des enfants meurent noyés et gisent sur les plages.

    L’ampleur que prend l’Histoire nous responsabilise et nous renvoie à la question du sens, des valeurs, des principes. Voulons-nous un monde où nous construisons pas à pas un bonheur collectif ou voulons-nous un monde où chacun est responsable de son propre bonheur ?

    Face à ce phénomène 3 voies s’offrent à nous :

    1)      Le règlement définitif des conflits, du terrorisme et des inégalités

    2)      La fermeture et l’édification de remparts

    3)      L’accueil des migrants

    La première proposition n’est pas une solution de court terme. La deuxième est inefficace et nous entraîne dans l’obscurité. Reste la dernière.

    Nous devons accueillir, trouver des dispositifs exceptionnels pour faire face à une situation exceptionnelle. Faire vivre le devoir d’hospitalité et d’assistance qui font de nous des humains.

    Il y a plus de 70 ans, nombre de français prenaient les routes de l’exil pour échapper aux zones de guerre. Souvenons-nous.

    Nous sommes devant cette responsabilité historique où se joue notre Humanité. Soit nous nous élevons, soit nous régressons.

    Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

    Trouvons le chemin qui nous sauvera de l’obscure égoïsme.

     

    Emmanuel BOUHIER

    Porte parole cimade 63

    http://www.lacimade.org/nouvelles/5454-Migration---la-situation-en-M-diterran-e-n-est-pas-une-fatalit-

     

    http://www.lesinrocks.com/2015/09/news/migrants-la-photo-qui-pourrait-changer-lhistoire/

     

     


  • A la veille d’un Conseil européen consacré aux questions migratoires, l’Assemblée générale de La Cimade, réunie le 20 juin 2015, lance un cri d’alerte. Alors que chaque jour se répètent des drames sans fin pour des milliers de personnes qui demandent une protection et font appel à la solidarité des pays européens, les tergiversations des gouvernements européens constituent un scandale qui doit cesser.

    A entendre les réactions égoïstes ou hostiles des Etats européens se cachant derrière l’argument que leurs « opinions publiques ne seraient pas prêtes », on est en droit de craindre le retour au temps sinistre où l’on stigmatisait les « indésirables étrangers » avec les conséquences que l’on connaît.

    Aujourd’hui, on agite les fantasmes d’une « invasion de clandestins ». Or, il ne s’agit pas de personnes qui se cachent ; au contraire, ils crient pour être vus et entendus comme des êtres humains, avec un nom et une histoire souvent tragique. Ils ont été contraints de prendre des voies illégales parce que les voies légales d’accès à l’Europe sont fermées. Si leur nombre augmente, c’est que les raisons de départ s’aggravent, mais parler « d’invasion » pour un continent de plus de 500 millions d’habitants est indécent !

    La Cimade dénonce le déni de réalité, d’humanité et de droit des gouvernements européens, incapables d’apporter des réponses à la hauteur de la situation actuelle et dignes des principes et des valeurs dont ils se réclament.

    Parler de « crise » ne suffit plus. L’Europe et la France doivent regarder la réalité en face : ces migrations vont durer. Avec lucidité et courage politique, les gouvernements doivent mettre en oeuvre des politiques migratoires fondées sur le respect des droits humains qui apportent des solutions à court et long terme.

    Ces solutions existent : un accueil solidaire et partagé dans l’ensemble des pays européens des personnes arrivées récemment ; le transfert des fonds européens consacrés à la fermeture des frontières à des programmes d’accueil et d’intégration ; l’ouverture de voies légales d’accès par l’attribution de visas humanitaires ou autres ; des actions diplomatiques et économiques conséquentes pour contribuer à résoudre les causes des départs forcés.

    Le fossé entre les réalités sur le terrain et les discours est devenu trop grand pour que ces derniers soient crédibles.

    Des actes d’humanité, de justice et de droit sont attendus. Eux seuls seront compris et soutenus par celles et ceux qui veulent croire encore et toujours aux valeurs de solidarité et de fraternité. Il y a urgence.

    http://www.lacimade.org/nouvelles/5449-Le-devoir-d-hospitalit---c-est-maintenant






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