• chronique cimade 23 mai : Pour une citoyenneté universelle

    L'Humanité est une et indivisible. Ce qui unit tous les humains, c'est qu'ils partagent tous la même condition humaine : ils éprouvent de la même façon joies, peines et toute la large gamme des sensations et des émotions ; ils ont conscience d'eux-même, des autres et de l'environnement ; ils peuvent penser, anticiper, rêver, imaginer, organiser, choisir. Tous, parce que ce sont des humains, quelque soit la culture, le lieu de naissance, les conditions sociales, politiques, économiques dans lesquelles ils sont au monde. La Nature les a doté des mêmes capacités. Ce sont ensuite les conditions sociales qui limitent le degré de liberté de ces capacités et facultés. Encore au delà de ces considérations, ils partagent avec les autres espèces vivantes le même véhicule dans l'Univers : la Terre. La Terre où se déroule probablement le seul miracle de l'Univers : la Vie. Par conséquent, conscients de cela nous sommes responsables du maintien de ce miracle unique.

     

    Partant de ce constat, les frontières paraissent ridicules, les extrémismes de tout poil, une erreur manifeste et la fraternité, une évidence.

     

    C'est dans cet esprit que l'Organisation Pour une Citoyenneté Universelle (OCU) œuvre pour faire reconnaître, dans une sorte d'état civil, l'appartenance de chaque individu à un ensemble supranational, par l'élaboration d'un passeport de Citoyenneté Universelle, matérialisant la position philosophique du "Citoyen du Monde".

    L'OCU prend sa source dans la lutte pour les droits humains et notamment des migrants, lutte menée par les 3 associations fondatrices : le Mouvement Emmaüs International, France Liberté et le mouvement Utopia.

    L'OCU veut promouvoir la liberté mondiale de circulation et d'installation des personnes. Elle appelle à la tenue d'une conférence internationale sous l'égide des Nations Unies sur la liberté de circulation.

    Les Etats qui reconnaîtront la validité de ce passeport permettront à leurs détenteurs de s'installer librement sur leur territoire, sans visa et de bénéficier des mêmes droits sociaux et économiques qu'un citoyen national.

    Cette position peut paraître angélique ou dangereuse en période de crise mais attachons nous à l'introduction de cette chronique : tous les humains partagent la même condition humaine, ils habitent la même Terre, en ce sens l'intérêt de l'humanité doit être considéré comme supérieur à celui des Etats. Les plus pauvres doivent-ils être condamnés à l'assignation à résidence pour ne pas gêner le confort superficiel des plus riches ? La libre circulation ou l'égalité du droit de mobilité ne nous imposerait elle pas de facto à régler avec plus d'efficacité et de persévérance la question fondamentale et centrale de la distribution équitable des richesses produites ou extraites ?

    Notre mode de développement crée de multiples désordres sociaux, économiques, politiques, environnementaux et nous ne voudrions pas les voir ? Comme des enfants capricieux qui veulent tout sans en connaître le prix ? Il n'est plus question d'attendre d'autres milliers de morts sur les routes migratoires, il faut la libre circulation et l'égalité des droits de suite !

     

    Emmanuel BOUHIER

    Porte-parole Cimade 63

     

    http://www.o-c-u.org/fr/

    http://www.lacimade.org/minisites/elections-europeennes/rubriques/245-Sensibilisation?page_id=4922


    Tags Tags :