• APPEL à DON pour MICHEL chronique du 16 mai 2011

     

    Michel a fui son pays, la République Démocratique du Congo, littéralement pour sauver sa peau!

    La guerre en RDC aurait fait plus de 3 millions de morts (chiffres d'un responsable congolais commentant un rapport de la commission des droits de l'Homme de l'ONU en 2003).

    Actuellement, l'ONU maintient toujours la présence de militaires de différents pays dans le cadre de la MONUC (puis MONUSCO depuis juillet 2010), mais plusieurs dissidences et révoltes persistent et de nombreuses violences continuent.

     

    Les évènements qui ont conduit Michel à quitter son pays, en laissant derrière lui sa femme et ses filles, ont été considérés comme suffisamment alarmants pour qu'il ait obtenu le statut de réfugié en France. C'est rare. Malheureusement il faut que la sécurité et la vie de l'étranger qui en bénéficie soient vraiment très gravement compromises.

    Dès que Michel a obtenu le statut de réfugié, en 2009, il a commencé les démarches pour faire venir près de lui sa femme et ses deux petites filles. C'est un droit absolu.

    Il a donc fait une demande de regroupement familial. Au Congo, il a demandé l'appui d'un avocat local pour l'assister puisqu'il ne peut pas lui-même se rendre dans son pays.

     

    L'ambassade de France lui a tout d'abord demandé de fournir les actes de naissance de sa femme et de ses enfants. C'est normal, mais c'est une 1ère difficulté puisque les enfants n'avaient aucun document d'état civil. C'était la guerre quand elles sont nées.

    Les actes ont donc été règlementairement établis par une déclaration devant le juge, avec l'apport de deux temoins.

    L'ambassade a alors demandé un certificat de "non appel". Le certificat de non appel est l'attestation délivrée par un auxiliaire de justice certifiant qu'un jugement rendu en première instance n'a pas fait l'objet d'un appel dans le délai imparti.

    Puis l''ambassade de France en RDC a demandé les preuves que Michel subvenait bien aux besoins de sa famille. Michel qui travaille, envoie tout ce qu'il peut à sa famille. Il a payé très cher son avocat au Congo. Il se prive lui-même de tout et sa santé est loin d'être florissante : il lui arrive souvent de se priver pour envoyer plus au pays.

    Chaque nouveau document réclamé, sans aucune justification, fait l'objet de demande d'argent de l'avocat local qui assure faire les démarches

    Michel a envoyé toutes les preuves qu'il avait en sa possession.

    Mais le dossier, commencé plein d'espoir en 2009, est toujours bloqué en 2011.

    Et voilà qu'un nouveau malheur accable aujourd'hui Michel: sa petite fille de 3 ans et demi est morte il y a quelques jours là-bas, sans qu'il l'ait revue. Elle avait été hospitalisée à Kinshasa, on avait réclamé 500 euros à Michel pour la soigner.

     

    L'enfant est morte sans doute d'une occlusion intestinale consécutive à une tumeur, après de grandes souffrances et de grands cris que Michel a entendus, impuissant, par téléphone.

    L'ambassade de France, tenue au courant de la mort du bébé, demande maintenant le certificat de décès de l'enfant...

     

    Si Michel obtient maintenant gain de cause, il va devoir payer encore pour les visas, pour les titres de séjour, il n'a plus d'argent, plus d'énergie, Michel est désespéré.

    La CIMADE 63 récolte les dons pour aider Michel à faire venir sa femme et son dernier enfant, toujours en danger à Kinshasa.

    Adressez vos dons à :

    CIMADE

    11 rue Marmontel

    63000 CLERMONT FERRAND

    avec la mention "Michel" au dos du cheque à l'ordre de la CIMADE

     

    Merci